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SHEA, HENRY, comptable, représentant de commerce, marchand et officier de milice, né vers 1767 à Carrick on Suir (république d’Irlande) ou dans les environs ; le 20 novembre 1800, il épousa à St John’s Eleanor Ryan, et ils eurent sept fils et trois filles ; décédé le 29 octobre 1830 au même endroit.

Henry Shea, qui était originaire du comté de Tipperary, débarqua probablement à St John’s en 1784. On sait peu de chose sur sa vie en Irlande ; la tradition rapporte seulement qu’il venait d’une famille respectable et qu’il s’était enfui de chez lui. En 1786, il fut engagé à titre de commis, très probablement par Nathaniel Philips, habitant de la Nouvelle-Angleterre qui s’était installé à St John’s vers 1774 et y avait bâti un commerce prospère. À l’époque où Shea entra au service de Philips, la communauté des marchands de St John’s s’efforçait déjà d’accaparer le commerce de l’île, but auquel elle parviendrait au terme de longues années. Philips participait à ce mouvement d’expansion : son commerce d’approvisionnement, établi à St John’s, rayonnait sur le populeux littoral est, et il expédiait du poisson à partir de ces endroits. La fin du xviiie siècle voyait aussi s’accroître rapidement le nombre de pêcheurs irlandais, surtout à St John’s et dans les régions voisines. Pour faciliter ses relations avec eux, Philips employait des représentants et des comptables irlando-catholiques, à l’instar de la plupart des marchands protestants. En partie grâce à des employés qui, tel Shea, venaient des grands centres irlandais d’émigration, Philips se constitua une fort nombreuse clientèle d’Irlandais à St John’s, dans la baie Conception et dans la partie sud de la presqu’île d’Avalon, Pendant les longues années où il fut comptable, Shea eut donc tout loisir d’apprendre le fonctionnement complexe du commerce de la morue, de se créer des relations d’affaires et d’accumuler assez d’économies pour se lancer lui-même dans le commerce.

Sans doute la lente ascension de Shea ne fut-elle marquée par aucun événement aussi déterminant que son mariage avec la fille du marchand Timothy Ryan en 1800, deux ans après la mort de Philips et la dissolution de son entreprise. Ryan, originaire du comté de Tipperary comme Shea, habitait St John’s depuis une trentaine d’années et avait bâti avec ses fils, Patrick surtout, un commerce aux ramifications imposantes. La Ryan and Sons approvisionnait St John’s et les régions environnantes aussi bien que la baie Placentia, particulièrement Burin où la Ryan and Morris s’établit en 1802 après que Geoffrey Morris, aussi du comté de Tipperary, eut épousé une autre des filles de Ryan. Ces deux compagnies expédiaient du poisson aux îles Britanniques et dans la péninsule Ibérique. Pendant une grande partie du reste de sa vie, Shea fut étroitement mêlé à cette entreprise familiale, mais il fit aussi du commerce à son propre compte et servit de commissionnaire pour d’autres maisons. Dès l’automne de 1801, il possédait apparemment un magasin à St John’s et avait des correspondants à Placentia. En outre, il avait commencé à obtenir des mandats contre des débiteurs et figurait parmi les marchands et les principaux habitants qui déploraient l’absence d’un juge en chef qui aurait pu régler les litiges pendant l’hiver. Son affaire était cependant modeste. Shea importait des marchandises pour son propre compte et recevait des autorités de l’île de petites sommes en espèces pour organiser le voyage de retour d’Irlandais dans le besoin ou leur louer une place à bord d’un bateau, mais rien n’indique par exemple qu’il fut jamais propriétaire, en tout ou en partie, d’un navire. Comparativement à d’autres marchands, il obtenait peu de mandats, et ceux-ci portaient d’ordinaire sur de petites sommes à recueillir auprès de boutiquiers, d’artisans et de pêcheurs irlandais de la région.

À l’automne de 1810, Shea annonça la formation de la Henry Shea and Company, fruit de son association avec la Ryan and Sons de St John’s. Les Ryan précisaient que cette nouvelle société était distincte de leur maison de St John’s, ce qui suggérait qu’elle agirait indépendamment d’elle. Pour Shea, le moment était propice à une association avec les Ryan : sous l’impulsion d’une hausse de la demande et des prix du poisson sur les marchés européens, leur entreprise connaissait une croissance rapide. Il est difficile de déterminer avec précision quels arrangements commerciaux liaient Henry Shea à sa belle-famille, mais on sait qu’il jouait un rôle majeur dans l’exploitation de l’entreprise des Ryan à St John’s. La mort prématurée de Patrick Ryan en 1814, au moment où l’entreprise connaissait sa période la plus florissante, permit presque certainement à Shea de lui succéder comme directeur de la Ryan and Sons à St John’s, sous l’autorité de Timothy Ryan. Quant à l’autre fils de ce dernier, Joseph, il demeura à la succursale de la compagnie à Liverpool, en Angleterre. Shea n’en continua pas moins de faire du commerce à son propre compte. Ainsi, entre 1811 et 1816, il expédia à Burin pour plus de £800 de fournitures, surtout du beurre mais aussi du porc, du vin, des filets, des clous et de la papeterie ; de plus, il annonçait des ventes aux enchères de denrées à son magasin de St John’s.

Victime de la récession qui s’abattit sur le commerce de la morue après la guerre, la filiale des Ryan à Liverpool déclara faillite en 1817 ; trois mois plus tard, la société mère de St John’s s’effondra à son tour. On lui devait plus de £18 000, et Shea fut chargé, à titre de représentant, d’aider les syndics à percevoir les dettes, à payer les créanciers et à liquider les biens. En raison de la dépression, la liquidation ne fut pas facile ; de plus, à l’automne, la situation s’aggrava par suite des incendies qui ravagèrent aussi la part des installations appartenant à Shea. Il se mit à les reconstruire et, au printemps de 1819, il annonça « à ses amis et à la population en général que sa boutique, ses magasins et son entrepôt, situés dans les installations autrefois tenues par la Ryan and Sons, rue Water, [étaient] presque terminés. Il [allait] porter des marchandises de tout genre qu’il vendra[it] à la commission par vente privée ou publique. » À mesure que le commerce reprenait, Shea recommença à faire des ventes ; des approvisionnements lui parvenaient de Waterford (république d’Irlande), de New Ross, de Dublin, de Liverpool et du continent nord-américain. Les activités transatlantiques des Ryan reprirent également. Il n’y eut aucun réaménagement important au sein du personnel principal : Joseph Ryan demeura à Liverpool, Geoffrey Morris à Burin et Henry Shea, avec son fils John, dans la ville de St John’s, où il travaillait étroitement avec le vieux Timothy Ryan. Cependant, l’entreprise n’avait plus sa vigueur d’antan et s’écroula à la mort de Timothy Ryan en 1830. Après la modeste reprise du début des années 1820, l’affaire de Shea redevint précaire elle aussi. Sa vulnérabilité apparut lorsqu’il fut déclaré insolvable en 1823 parce que, semble-t-il, il n’était pas en mesure d’acquitter une petite dette. On nomma des syndics, mais Shea remonta la pente et continua d’administrer son modeste commerce jusqu’à la fin de sa vie, avec son fils John.

Malgré la longue lutte que Shea mena, sans grand succès, pour devenir un marchand important, il fut l’un des résidents les plus respectés de St John’s. Il était apprécié non seulement des catholiques, mais aussi de la communauté protestante, des autorités de l’île et du gouverneur. Loyal, intègre, il habitait la ville depuis longtemps et la connaissait bien ; cela lui valut d’être reconnu dans ce milieu où, en général, le rang social dépendait de la situation de fortune et des origines ethno-religieuses. Shea fut l’un des rares Irlandais catholiques à figurer au tableau des membres du jury d’accusation de la Cour suprême de Terre-Neuve dans la première décennie du siècle. Il siégea aussi au sein de jurys de jugement et de jurys spéciaux et fut témoin expert, parfois lors d’audiences où se prirent des décisions faisant jurisprudence sur les droits de propriété, le transport de marchandises et les coutumes commerciales, ou encore lors d’importants procès portant sur les mêmes sujets. En raison de sa compétence, il était souvent choisi comme arbitre, évaluateur de biens ou de marchandises, syndic, exécuteur testamentaire ou administrateur de succession.

À cause de sa popularité auprès des autorités civiles et militaires de l’île, Shea fut nommé en 1806 lieutenant de l’une des cinq compagnies des Loyal Volunteers de St John’s, dont les deux tiers des simples réservistes étaient des Irlandais catholiques. Il était le premier Irlandais catholique à recevoir ce grade et fut promu capitaine deux ans plus tard ; il le demeura jusqu’en 1812, puis démissionna et fut alors remplacé par Patrick Ryan. Shea fut aussi honoré d’une autre façon au début de 1806 : il fut élu secrétaire de la Benevolent Irish Society, fondée peu de temps auparavant pour améliorer le sort des Irlandais pauvres qui, de plus en plus nombreux à St John’s et ne pouvant compter sur aucune forme régulière d’aide officielle, avaient souvent besoin d’assistance. Seuls les hommes de naissance ou d’ascendance irlandaise pouvaient être membres de cette société qui, à l’origine, regroupait environ 90 % de catholiques. Mais comme l’ensemble des Irlandais catholiques étaient considérés avec méfiance, du moins par les autorités gouvernementales, la société, en partie pour résoudre ce problème, avait choisi presque tous les membres de son conseil de direction et ceux d’un de ses deux comités spéciaux parmi les haut gradés militaires et la petite communauté d’Irlandais protestants. Le fait que Shea était le seul catholique du bureau de direction indique qu’il était bien vu de toutes les parties. Il demeura secrétaire jusqu’en 1814, après quoi il devint vice-président ; entre le départ du président James MacBraire en 1817 et le choix de son successeur, Patrick Morris*, en 1823, ce fut Shea qui occupa le poste. Il quitta ensuite, la vice-présidence ; lors du dîner annuel, on lui porta un toast à titre de « plus ancien et [de] meilleur serviteur de l’organisme ». Il continua à faire partie de la société et, l’année suivante, en l’absence du président, il prononça l’allocution de la Saint-Patrice devant 118 membres.

Pendant les 15 dernières années de la vie de Shea, l’économie de Terre-Neuve connut de graves difficultés, et la population multiplia ses protestations auxquelles elle donna un caractère politique. Les pêcheurs migrants étaient de moins en moins nombreux, tandis que les résidents l’étaient de plus en plus ; la nécessité de réformer le régime, devenu archaïque, paraissait évidente, ce que faisait principalement valoir la classe moyenne de St John’s, dont les rangs grossissaient. En 1811, par exemple, le gouvernement décida de louer à des particuliers les graves de St John’s, qui étaient anciennes et ne convenaient plus aux besoins. Ces terres, utilisées depuis longtemps par tous, étaient considérées dans l’île comme un bien collectif ; en novembre, lors d’une réunion des principaux habitants, dont Shea, il fut proposé d’affecter à des travaux et services municipaux les revenus substantiels de leur location. La proposition ne fut pas entendue. En 1813, Shea participa, à titre de témoin expert et de juré spécial, à un procès intenté par le gouvernement à John Ryan, tailleur et marchand de St John’s. Ryan avait loué une partie d’une grave en 1811 et entrepris d’y construire de grandes installations qui, selon le gouvernement, empiétaient sur un endroit public. Ryan gagna le procès, mais le juge en chef Thomas Tremlett renversa le verdict du jury et mit la propriété en vente. Ryan protesta avec véhémence et rassembla dans la ville de nombreux appuis. La couronne le poursuivit pour diffamation, mais un jury spécial où siégeait Shea l’acquitta de toute accusation.

En 1819–1820, deux planters irlandais de la baie Conception, James Lundrigan et Philip Butler, furent victimes d’un criant déni de justice qui, plus que tout autre facteur, fit avancer la cause de la réforme. Les deux hommes avaient des dettes envers des marchands et furent fouettés pour avoir opposé de la résistance à la confiscation de leurs biens. En novembre 1820, on forma un comité, présidé par Patrick Morris, qui envoya à Londres un mémoire dénonçant le traitement infligé aux planters. Tout en affirmant son entière loyauté à la couronne, le comité, qui se composait de huit marchands irlando-catholiques dont Shea, de quatre Anglais et d’un Écossais, William Carson*, s’engageait à prendre tous les moyens légaux et constitutionnels possibles pour obtenir une réforme judiciaire. Dans un deuxième mémoire, 180 habitants, en très grande majorité irlandais, réunis en assemblée publique à St John’s à la fin de décembre, se plaignirent de plusieurs pratiques en vigueur dans les cours de surrogate et soulevèrent la question d’une chambre d’Assemblée terre-neuvienne. Comme la réaction des autorités était plutôt froide, les membres du comité rédigèrent en 1822 un rapport plus détaillé sur les problèmes de Terre-Neuve et proposèrent quelques solutions. La pêche pourrait être rentable, affirmaient-ils, mais les grandes sociétés anglaises prenaient tous les profits et ne réinvestissaient pas dans la colonie ; les fonctionnaires et les surrogates emportaient eux aussi leur argent hors de Terre-Neuve et, chaque année, plus de £30 000 de loyers perçus à St John’s seulement étaient remis à la Grande-Bretagne ; à elle seule, cette somme pourrait subvenir aux besoins d’une chambre d’Assemblée. Les membres du comité faisaient aussi valoir l’urgence d’encourager l’agriculture, de construire des routes et d’accroître le soutien gouvernemental à la pêche à la morue. Cet énoncé embryonnaire sur la réforme de Terre-Neuve provoqua quelque réaction de Londres, mais les participants d’une autre assemblée publique tenue à St John’s en novembre 1823 jugèrent les propositions insuffisantes. Un comité élargi, dominé pour la première fois par des marchands protestants, présenta donc une série de nouvelles demandes qui aboutirent en 1824 à quelques réformes judiciaires importantes.

Même si Henry Shea appartenait aux deux comités, il fut éclipsé par Morris, jeune homme énergique et riche, qui devint incontestablement le chef de la communauté irlandaise. Shea avait moins de ressources financières que lui et manquait peut-être d’éloquence. Il prenait aussi de l’âge et avait en politique des positions modérées alors même que le sentiment d’appartenance s’intensifiait au sein des classes sociales et des groupes confessionnels. Le meilleur exposé de sa pensée politique se trouve probablement dans le prospectus soumis au gouverneur au sujet du Newfoundlander, fondé en 1827 par son fils et associé commercial, John. Ce prospectus annonçait que le journal « obéira[it] à des principes libéraux, son objectif étant d’unir par les liens de l’harmonie sociale les sujets britanniques de toutes classes. Le Newfoundlander ne parlera[it] jamais de religion, quand il ne s’y mêlera[it] aucune politique, quelle que soit la secte ou la confession à laquelle appartien[draient] ses partisans. » Ces idées s’accordaient dans l’ensemble à celle des membres de la hiérarchie catholique, depuis James Louis O’Donel*, qui était arrivé à St John’s à peu près au même moment que Shea, jusqu’à l’évêque oecuménique Thomas Scallan. Elles rejoignaient aussi les opinions de nombreux catholiques de la classe moyenne et des protestants libéraux.

Shea fut un des piliers de l’Église catholique de Terre-Neuve. Il figurait parmi les 18 laïques irlandais qui demandèrent en 1794 la nomination d’O’Donel comme évêque et vicaire apostolique. Avec le successeur de ce dernier, Patrick Lambert*, il fut l’exécuteur de testaments qui léguaient à l’Église des sommes ou des biens substantiels ; il administra également les fonds affectés à la construction d’une annexe à la chapelle catholique de St John’s et collabora étroitement avec le clergé pour tout ce qui touchait la Benevolent Irish Society.

Shea avait immigré dans une ville portuaire où dominaient les nouveaux arrivants. Beaucoup venaient de Carrick on Suir ou des environs, région qui, après Waterford et New Ross, était le plus grand centre d’émigration irlandaise vers Terre-Neuve. Le nombre de relations personnelles ou commerciales qu’il noua peu à peu avec des gens venant du sud-est du comté de Tipperary est frappant. Les noms des parrains et marraines relevés dans les registres paroissiaux de St John’s indiquent qu’il était lié aux grandes familles originaires de ce comté : les Ryan, les Morris, les Meagher, les Murphy, les Gleeson et les O’Donel. Ses registres commerciaux révèlent aussi des liens avec d’anciens habitants du comté de Tipperary. Plusieurs parmi eux le nommèrent administrateur ou exécuteur testamentaire.

Shea demeura populaire jusqu’à la fin de sa vie. Sa notice nécrologique parue dans la Royal Gazette and Newfoundland Advertiser commençait ainsi : « Rarement le décès de quelqu’un a-t-il donné lieu à l’expression d’un regret aussi universel que celui de M. Shea. » Plus loin, on écrivait : « Grâce à ses manières aimables, il avait gagné à juste titre l’affection de toutes les classes de la communauté. » Dans un éloge funèbre, le marchand Stephen Lawlor, membre fondateur de la Benevolent Irish Society et alors président de celle-ci, décrivait son ami comme un homme « aimable, sans affectation, généreux, sincère, patriote » et « authentiquement irlandais » de cœur. Ses funérailles furent marquées par une lente procession dans les rues et par une journée de deuil. On rapportait que depuis la mort de Patrick Ryan aucun particulier n’avait eu à St John’s des obsèques aussi imposantes.

Henry Shea fonda l’une des familles les plus douées et les plus respectées à Terre-Neuve au xixe siècle. Joseph, son fils aîné, obtint un diplôme de médecine en Grande-Bretagne et revint pratiquer à St John’s, où il épousa la fille de William Carson. John hérita du commerce de son père et participa activement à la vie de la communauté jusqu’à ce qu’il aille s’installer à Cork (république d’Irlande) en 1837. William Richard, Henry, Ambrose* et Edward Dalton* demeurèrent à St John’s où, à titre d’éditeurs du Newfoundlander, ils apportèrent une contribution majeure à la vie politique et littéraire de la colonie.

John Mannion

Basilica of St John the Baptist (Roman Catholic) (St John’s), St John’s parish, reg. of baptisms, marriages, and burials (mfm aux PANL).— Benevolent Irish Soc. (St John’s), Minutes, 1822, 1824 (mfm aux PANL).— Maritime Hist. Arch., Memorial Univ. of Nfld. (St John’s), Nathaniel Philips name file.— NMM, WYN, 30 août 1800 (mfm aux PANL).— PANL, GN 2/1 ; 12 ; 14–16 ; 19–20 ; 24 ; 31–32 ; GN 2/2, 1827–1832 ; GN 2/39/A, 1795, St John’s ; GN 5/1/A/4, 1801–1803, 1821–1825 ; GN 5/l/C/1, Burin, 1806, 1820 ; GN 5/2/A/1, 1798–1830 ; GN 5/2/A/9, 1798, 1802–1826 ; GN 5/2/A/10, 1832 ; Pl/5/4/10, 51 ; P/1/5/11/38 ; P7/A/6, Fogo Island misc., 1798 ; P7/A/18, letter-book and ledger ; P7/A/48, letter-book, août 1809.— PRO, ADM 1/475 : 11–12 ; CO 194/21 ; 194/23 ; 194/36 ; 194/42–43 ; 194/45 ; 194/50–51, part. ii ; 194/59 ; 194/64 ; 194/66 ; 194/68–69 ; 194/71.— Public Record Office of Northern Ireland (Belfast), D 2935/5 (Edward Kough, letter-book), Kough à John Bland, s.d.— Patrick Morris, Remarks on the state of society, religion, morals, and education at Newfoundland [...] (Londres, 1827).— Newfoundlander (St John’s), 1828–1840.— Newfoundland Mercantile Journal, 1817–1824.— Newfoundland Patriot (St John’s), 6 oct. 1835, 15 mars 1836.— Public Ledger, 1824–1844.— Royal Gazette and Newfoundland Advertiser, 1810–1832.— Times and General Commercial Gazette (St John’s), 30 oct. 1833, 23, 30 mars 1836.— Centenary volume, Benevolent Irish Society of St. John’s, Newfoundland, 1806–1906 (Cork, république d’Irlande, [1906]).— M. F. Howley, Ecclesiastical history of Newfoundland (Boston, 1888 ; réimpr., Belleville, Ontario, 1979).— Prowse, Hist. of Nfld. (1895).

Bibliographie générale

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John Mannion, « SHEA, HENRY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 6, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 29 juill. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/shea_henry_6F.html.

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Auteur de l'article:   John Mannion
Titre de l'article:   SHEA, HENRY
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 6
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1987
Année de la révision:   1987
Date de consultation:   29 juillet 2014