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TALBOT, JOHN, maître d’école, journaliste et marchand, né le 21 septembre 1797, probablement à Cloughjordan dans le comté de Tipperary, Irlande, deuxième fils de Richard Talbot, soldat et promoteur de l’immigration, et de Lydia Baird, décédé le 22 septembre 1874 à Robinson dans l’Illinois, É.-U.

John Talbot arriva dans le Haut-Canada en 1818 en compagnie d’un groupe d’immigrants que son père avait amenés sur le Brunswick selon les termes du « plan d’acompte de £10 » grâce auquel Richard Talbot espérait obtenir une grande concession de terrain. La famille, y compris les frères de John, Edward Allen* et Freeman, s’installa dans le canton de London. Après avoir parcouru l’Irlande, l’est de l’Amérique du Nord britannique et l’état de New York pendant plusieurs années au cours desquelles il fut maître d’école et manœuvre, John Talbot devint instituteur dans le canton de London en 1830 et, deux ans plus tard, ouvrit une école dans la ville de London. Il devint réformiste, peut-être parce qu’il ne réussit pas à obtenir la concession de terrain qu’il estimait pouvoir posséder à juste titre depuis 1818. Au début de 1836, il devint rédacteur du Liberal de St Thomas. Le soutien inconditionnel qu’il apportait aux idées réformistes et le rôle de leader qu’il jouait au sein du mouvement réformiste dans le district de London le rendirent suspect. Quelques jours après le soulèvement avorté de William Lyon Mackenzie*, Talbot fut recherché par les autorités ; il s’enfuit à Detroit et son imprimerie fut saisie.

Il resta à Detroit jusqu’en 1838, alla ensuite à St Louis et finalement prit un emploi d’enseignant à Independence, dans le Missouri. En 1839, il ouvrit un magasin général à Somerset, dans l’Ohio ; c’est là qu’il épousa Mary Jane Blake et que naquirent leurs quatre fils et leurs trois filles. En 1863, il dut vendre son magasin à la suite de trop nombreuses prolongations de crédit. Après un bref séjour à Terre Haute dans l’Indiana, il alla s’installer à Robinson dans l’Illinois où il commença, en octobre, à faire paraître le Constitution qui soutenait le parti démocrate. En 1872, il transmit le journal à ses deux fils qui vivaient encore et il mourut deux ans plus tard.

Daniel J. Brock et James J. Talman

APC, FO 1, L3, T19/26 ; FO 5, A1, 159.— PAO, RG 1, C-I-1, 49.— University of Western Ontario Library, 248/3 (Papiers de la famille Talbot).— Letters of John Talbot, Leslie Gray, édit., Ont. Hist., XLIV (1952) : 139–164.— F. W. Scott, Newspapers and periodicals of Illinois, 1814–1879 « Illinois State Hist. Lib. Coll. », VI, Springfield, Ill., 1910), 297.— History of the county of Middlesex, 512.

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Daniel J. Brock et James J. Talman, « TALBOT, JOHN », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 31 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/talbot_john_10F.html.

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Auteur de l'article:   Daniel J. Brock et James J. Talman
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Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   31 octobre 2014