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Des immigrants chinois tels Chu Lai et Chang Toy représentaient un défi particulier pour sir John Alexander Macdonald qui espérait établir une « population homogène ». Dans les débats autour de la loi sur le cens électoral de 1885, Macdonald s’adressa à la Chambre des communes et demanda aux députés de retirer le droit de vote aux Canadiens d’origine chinoise. Il n’était pas le seul à considérer les Chinois comme une menace au caractère britannique du Canada. Noah Shakespeare, député conservateur de Victoria, s’activa particulièrement pour présenter des projets de loi contre les Chinois à la Chambre des communes :

Jouant sur la sinophobie grandissante qu’inspirait l’afflux d’ouvriers chinois venus participer à la construction du chemin de fer canadien du Pacifique, Shakespeare, candidat conservateur, conquit l’un des deux sièges de Victoria aux élections fédérales de juin 1882. Il termina son mandat à la mairie et alla occuper son siège aux Communes au début de la session, en février 1883. Il connut son heure de gloire l’année suivante en déposant à la Chambre une motion en faveur d’une loi qui interdirait l’immigration des Chinois. Ces gens, fit-il valoir, livraient une concurrence déloyale aux travailleurs blancs et manquaient de moralité. Sa motion, amendée, devint en 1885 l’Acte de l’immigration chinoise, qui imposait à tout nouvel arrivant chinois l’infâme capitation de 50 $ et limitait le nombre d’immigrants par navire. Ce n’était pas carrément une loi d’exclusion, mais elle marqua le point culminant de la campagne antichinoise de Shakespeare. Plus tard dans l’année, il fonda à Victoria le Labor Bureau, syndicat de travailleurs blancs voué à la lutte contre la concurrence chinoise. Il conserva son siège aux élections fédérales de 1887, mais démissionna pour exercer, à compter du 1er janvier 1888, la fonction de maître de poste de Victoria – récompense pour sa loyauté envers le premier ministre conservateur du Canada, sir John Alexander Macdonald*.

 

Ceux qui partageaient les opinions de Shakespeare étaient nombreux, notamment Amor De Cosmos, autre député de la Colombie-Britannique :

Dans les dernières années de sa carrière publique, la question raciale requit de plus en plus l’attention de De Cosmos. Ses vues sur les Indiens et sur les immigrants chinois reflétèrent toujours les valeurs et les préjugés des colons. Dans les années 1880, il parlait d’eux comme de peuples « inférieurs ». Il en était venu à une telle opinion sur les Indiens au début de l’époque de la ruée vers l’or, quand beaucoup d’entre eux erraient dans les rues de Victoria. Il les définissait comme des êtres « irrationnels », mais dans l’ensemble il les croyait susceptibles de « progrès » et de « rachat » si on les soustrayait aux aspects les plus néfastes de l’influence des Blancs et si on leur enseignait des travaux « civilisés », l’agriculture surtout. Même si les immigrants chinois lui paraissaient moins avilis, il voyait en eux un danger plus grave parce qu’ils « ne s’assimilaient pas » […] Les concessions foncières aux Indiens étaient trop généreuses, affirmait-il ; elles empêchaient les Blancs, qui en avaient le droit, de peupler la province. En outre, il s’opposait à la reconnaissance des droits territoriaux des Indiens, qu’il avait pourtant appuyée auparavant, et réclamait que l’on cesse de les traiter comme « une classe privilégiée ». L’Indien devait apprendre à « gagner sa vie tout comme l’homme blanc ». Quant au sentiment antichinois, c’est surtout parmi les ouvriers blancs de Victoria, de plus en plus nombreux, qu’il se développait, car ceux-ci craignaient que ces Asiatiques ne leur fassent une concurrence déloyale.

 

Pour en savoir davantage sur les attitudes envers les immigrants chinois, vous pouvez consulter les biographies suivantes.

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