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ALSTON, EDWARD GRAHAM, avocat et fonctionnaire, né le 6 septembre 1832 à Cambridge, en Angleterre, second fils du révérend George Alston et d’Anne Charlotte Oxenden ; il épousa le 2 septembre 1861, à Victoria, Elizabeth Caroline Abbott (morte en 1865) dont il eut deux enfants, et, le 6 février 1867, Anna Maria Tuzo dont il eut trois enfants ; décédé le 12 novembre 1872 à Freetown, Sierra Leone.

Edward Graham Alston fit ses études à St Paul’s School de Londres et à Trinity College, à Cambridge ; il obtint un baccalauréat ès arts en 1855 et fut reçu avocat à Lincoln’s Inn en 1857. Il arriva à Victoria le 26 mai 1859 en passant par le canal de Panama et fut reçu au Barreau de l’Île-de-Vancouver le 15 juin 1859 ; le 14 février 1861, il fut nommé registraire des titres de l’Île-de-Vancouver, fonction qu’il conserva jusqu’au 1er juin 1870. Il devint alors registraire général de la Colombie-Britannique. Il fut l’un des trois commissaires à dresser les Consolidated statutes of British Columbia (Victoria, 1870). Du 12 mai au 23 août 1871, il agit comme procureur général intérimaire ; entre-temps, la Colombie-Britannique entra officiellement dans la Confédération.

Alston fut membre du- Conseil législatif de l’Île-de-Vancouver en 1861 et en 1862. Un des commissaires de la réserve indienne et un des membres du General Board of Education de l’Île-de-Vancouver, il abandonna ces fonctions en 1865 lorsqu’il alla passer un an en Angleterre, après la mort de sa première femme. À son retour, il fut nommé membre du Conseil législatif de la Colombie-Britannique (1868–1871), juge de paix (3 décembre 1868), commissaire des caisses d’épargne (15 avril 1869), registraire des sociétés par actions (26 août 1869) et inspecteur général des écoles (6 mai 1870).

En dehors de ses fonctions officielles, Alston prit une part active dans les affaires de la communauté. Membre de l’Église d’Angleterre, il fut nommé registraire du diocèse en 1866 et il écrivit un « Historical and political summary for [...] 1858–1868 » pour le Report of the Columbia Mission de 1868. Il fut un des officiers du Mechanic’s Literary Institute et, comme franc-maçon, le promoteur de l’établissement du fonds de bienfaisance de la loge Victoria n° 1 085, A. F. & A. M. Pendant la terreur fénienne de 1866 il fut « assez fou pour rejoindre le corps [Vancouver Island Volunteer Rifles], aller dans des camps, dormir sous la tente et [se] comporter de façon infantile et insensée ». En 1868, il accompagna l’expédition qui traversa l’île de Vancouver du détroit de Nootka jusqu’à la côte est – l’exploration de cette région n’avait pas été achevée par l’équipe de Robert Brown* en 1864. Le mont Alston situé à la source de la rivière Nimpkish rappelle encore son voyage. Dans l’édition de 1870 du Hand-book to British Columbia and Vancouver Island, Alston commente lui-même son expédition de 1868. Il affirme sa conviction que « cette colonie, avec ses ressources inexploitées et son climat merveilleux, a devant elle un avenir riche, bien qu’il semble lointain ».

Si prometteur que fût cet avenir, Alston n’avait aucun désir de le partager. Il n’avait aucune sympathie pour le mouvement en faveur d’une démocratisation du gouvernement, qui s’implantait en Colombie-Britannique. Au moment de l’union des colonies en 1866, il se réjouit en secret de « s’être débarrassé de la Chambre des Guenons » de l’Île-de-Vancouver. Aussi quand la colonie unifiée entra dans la Confédération en 1871, demanda-t-il au gouvernement impérial d’être muté puisqu’il ne pouvait avoir « aucun espoir de promotion à l’intérieur de la colonie, étant donné qu’une forme de gouvernement responsable y avait été établie et que tous les postes vacants y seraient occupés par des amis politiques du gouvernement en place ». Un mois après l’entrée officielle de la Colombie-Britannique dans la Confédération, Alston quitta Victoria pour prendre ses fonctions de procureur de la reine en Sierra Leone ; l’année suivante la fièvre africaine mit un terme à sa carrière. Manifestement, comme le dit son fils, Alston se trouva « plus à l’aise » dans une colonie comme la Sierra Leone où il fut membre des Conseils législatif et exécutif et assuma la charge de gouverneur. Aussi, comme en témoigna le journal local, « ses capacités et sa forte personnalité lui donnèrent-t-elles dans la colonie une place de premier plan parmi les officiels ».

Dorothy Blakey Smith

PABC, Alfred Edward Alston papers ; Edward Graham Alston correspondence, 1860–1871 ; Edward Graham Alston diary, 1859–1860, 1865 ; Crease papers, Correspondence inward, 1862–1870.-E. G. Alston, Historical and political summary for ten years – 1858–1868, Report of the Columbia Mission, 1868 (Londres, 1869), réimprimé dans E. G. Alston, A hand-book to British Columbia and Vancouver Island [...] (Londres, 1870), 3–5.—Blue Books, 1859–1870 (copies aux PABC).— Journals of the Legislative Council of British Columbia, 1868–18 1.— British Columbia Government Gazette (Victoria), 1871.— Colonist (Victoria), 1859–1868.— Gazette (Victoria), 1858–1872.— Government Gazette (New Westminster and Victoria), 1868–1870.— Negro (Freetown, Sierra Leone), 20 nov. 1872.— Victoria Daily Standard, 23 août 1871.— Alumni Cantabrigienses [...], John Venn et J. A. Venn, compil., 2° partie, I (Cambridge, 1940) : 47.— S. D. Scott, The attitude of the colonial governors and officials towards confederation, British Columbia & confederation, W. G. Shelton, édit. (Victoria, 1967), 143–164.

Bibliographie générale

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Dorothy Blakey Smith, « ALSTON, EDWARD GRAHAM », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 24 avril 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/alston_edward_graham_10F.html.

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Auteur de l'article:   Dorothy Blakey Smith
Titre de l'article:   ALSTON, EDWARD GRAHAM
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   24 avril 2014