DCB/DBC Mobile beta
+

BAYARD, ROBERT, médecin et écrivain, né en 1788 à Wilmot, Nouvelle-Écosse, fils du colonel Samuel Vetch Bayard des King’s Orange Rangers ; le 31 décembre 1812, il épousa Frances Catherine Robertson, de Halifax, qui donna naissance à au moins trois enfants ; décédé le 4 juin 1868 à Welsford, Nouveau-Brunswick.

Issue de l’illustre Bayard, dit « le chevalier sans peur et sans reproche », la famille de Robert Bayard était très en vue à New York avant la guerre d’Indépendance américaine. Son père s’installa à Wilmot à la fin de la guerre et fut nommé lieutenant-colonel du Royal Nova Scotia Regiment. Robert Bayard devint lieutenant dans l’armée britannique à l’âge de 13 ans, mais il reçut la permission d’étudier à la King’s Collegiate School, à Windsor, en Nouvelle-Écosse. Il finit par renoncer à son brevet d’officier et, après avoir étudié la médecine pendant quelque temps, il entra à l’University of Edinburgh où il obtint un diplôme de médecin en 1809. Sa thèse portait sur l’accouchement difficile, l’anesthésie en obstétrique et la saignée. En 1811, un doctorat en droit civil lui fut décerné par le King’s College de Windsor.

Bayard devint alors professeur d’obstétrique au College of Physicians and Surgeons de l’University of the State of New York ; durant la guerre de 1812, toutefois, il décida de quitter le pays plutôt que de prêter le serment d’allégeance. Il se rendit à Portland, Maine, puis il s’embarqua sur un bateau découvert et gagna Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, en mai 1813. Après avoir déménagé à Halifax, il s’établit avec sa femme à Kentville, Nouvelle-Écosse, où il eut un fils en 1814 ; il y pratiqua la médecine jusqu’en 1823.

Cette année-là, Bayard alla s’installer avec sa famille à Saint-Jean où il joua un rôle de premier plan dans la profession médicale. Il rédigea au moins deux ouvrages de médecine : Exposition of facts relative to a case of croup et Evidences of the delusions of homœopathy. Doué de multiples talents, il s’occupa du progrès de l’agriculture en faisant des exposés oraux et écrits et il manifesta un penchant pour la polémique. En août 1846, grâce à des articles publiés dans la presse, il étouffa un mouvement visant à construire un hôpital public pour honorer la mémoire des Loyalistes. Exclu de l’assemblée de fondation de l’hôpital, Bayard critiqua les réunions tenues en privé par les promoteurs – au nombre desquels se trouvaient le juge Robert Parker, John William Dering Gray, Robert Leonard Hazen* et Charles Simonds* – et il suggéra plutôt d’ajouter un dispensaire public au Marine Hospital. En 1849, il se prononça vigoureusement en faveur du projet de construction d’un tronçon de l’European and North American Railway reliant Saint-Jean et Shediac ; le projet fut réalisé en 1857.

En 1849, il participa également aux controverses qui agitaient l’Église d’Angleterre et que la presse et des brochures avaient rendues publiques. Bayard adhérait à la foi évangélique et s’opposait aux tendances tractariennes propagées par l’évêque John Medley*. Accordant son appui au révérend J. W. D. Gray, rector de Trinity Church, à Saint-Jean, et à d’autres personnalités, il dénonça les tractariens dans un texte intitulé A statement of facts, as they occurred at the annual meeting of the Diocesan Church Society in 1849.

À compter de 1837, Bayard pratiqua la médecine en association avec son fils aîné, William, qui participa à la fondation, en 1860, du Saint John Général Hospital et devint membre du conseil d’administration de 1863 à 1903. Un autre de ses fils, Edwin, exerça également la profession médicale à Saint-Jean.

Devenu plus âgé, Robert Bayard passa ses étés sur la ferme qu’il possédait dans la vallée d’Annapolis, en Nouvelle-Écosse. Pendant les dernières années de sa vie, il résida sur une autre ferme, en bordure de la rivière Nerepis, au Nouveau-Brunswick, près de Welsford où il mourut en 1868. La station ferroviaire de cet endroit porta durant de nombreuses années le nom de « Bayard ».

A. D. Gibbon

Robert Bayard est l’auteur de Evidences of the delusions of homœopathy (Saint-Jean, N.-B., 1857) ; Exposition of facts relative to a case of croup, in a letter to Henry Cook, surgeon (Saint-Jean, N.-B., 1826) ; A statement of facts, as they occurred at the late annual meeting of the Diocesan Church Society : with a reply to some misstatements and expositions in the Rev’d F. Coster’s defence of the « Companion to the Prayer Book » (Saint-Jean, N.-B., 1849 ; 1875).

N.B. Museum, Trinity Anglican Church (Saint-Jean, N.-B.), Papers, 17901860.— Biographical review : this volume contains biographical sketches of leading citizens of the province of New Brunswick, I. A. Jack, édit. (Boston, 1900), 3740.— A. V. Hanscome, History of the Saint John General Hospital and School of Nursing (Saint-Jean, N.-B., 1955).— J. W. Lawrence, The medical men of St. John in its first half century, N.B. Hist. Soc., Coll., 1 (1894) : 298s.

Bibliographie générale

Comment écrire la référence bibliographique de cette biographie

A. D. Gibbon, « BAYARD, ROBERT », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 21 nov. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/bayard_robert_9F.html.

Information à utiliser pour d'autres types de référence bibliographique

Permalien: http://www.biographi.ca/fr/bio/bayard_robert_9F.html
Auteur de l'article:   A. D. Gibbon
Titre de l'article:   BAYARD, ROBERT
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1977
Année de la révision:   1977
Date de consultation:   21 novembre 2014