DCB/DBC Mobile beta
+

CHARTIER DE LOTBINIÈRE, EUSTACHE, seigneur, conseiller au Conseil supérieur, prêtre, vicaire général, archidiacre et doyen du chapitre de la cathédrale de Québec, né à Québec le 14 décembre 1688, fils de René-Louis Chartier* de Lotbinière et de Marie-Madeleine Lambert, décédé à Québec le 14 février 1749.

Le père d’Eustache Chartier de Lotbinière, René-Louis, et son grand-père, Louis-Théandre*, avaient exercé pendant de longues années les plus hautes charges de la magistrature en Nouvelle-France. Eustache était le cinquième et dernier fils d’une famille de dix enfants et c’est lui néanmoins qui allait perpétuer le nom de Chartier de Lotbinière, avant d’opter tardivement pour l’état ecclésiastique. L’une de ses sœurs, Louise-Philippe, avait épousé François Mariauchau* d’Esgly et il fut l’oncle de Mgr Louis-Philippe Mariauchau* d’Esgly, huitième évêque de Québec.

Placé jeune au collège des jésuites, il ne semble pas à l’époque avoir songé à la prêtrise, malgré l’exemple de ses deux frères aînés, Pierre-Alain et Antoine, dont l’un abandonnera l’étude de la théologie, et l’autre deviendra récollet sous le nom de Valentin. Son père, du reste, premier conseiller et touchant au déclin de sa carrière, le préparait manifestement à lui succéder. Le 12 novembre 1708, moins de six mois avant sa mort, il avait demandé que son fils « âgé de 22 ans » (il n’en avait même pas 20) fût nommé en survivance au poste de premier conseiller au Conseil supérieur ou à celui de lieutenant-général civil et criminel de la Prévôté de Québec « qui a esté dans sa famille pendant 48 ans », et, en attendant que son fils puisse exercer l’une de ces deux charges, il espérait qu’ une place de conseiller au Conseil supérieur lui fût accordée, « sans voix deliberative, afin de l’instruire de la manière dont on y rend la justice ». La réponse laconique de la cour, qui lui refusait la survivance sans plus, incita les intendants Jacques* et Antoine-Denis * Raudot à solliciter pour Eustache, le 28 octobre 1709, une commission d’enseigne dans les troupes de la Marine, faisant observer qu’il était le cousin germain par alliance du gouverneur Vaudreuil [Philippe de Rigaud*]. Précaution bien inutile, puisque le 5 mai 1710, le roi nommait Eustache conseiller au Conseil supérieur et lui adressait, le 6 juillet 1711, des lettres de dispense d’âge, vu qu’il n’avait pas encore 25 ans, l’âge de la majorité. Le Conseil le reçut le 23 novembre, après l’avoir déjà admis sans voix délibérative le 13 avril précédent. En 1716, l’intendant Michel Bégon lui accorda une commission de garde des sceaux, laquelle fut confirmée par le roi le 13 avril 1717.

L’avancement d’Eustache avait été rapide et les autorités de la métropole lui laissaient espérer qu’il pourrait occuper dans l’avenir les mêmes charges que son père ou son grand-père. Le 14 avril 171 l, il avait épousé Marie-Françoise, fille de François-Marie Renaud* d’Avène de Desmeloizes et de Françoise-Thérèse Dupont de Neuville, et dont le frère, Nicolas-Marie, devait contracter alliance avec Angélique Chartier de Lotbinière, sœur cadette d’Eustache. Par le contrat de mariage signé le 3 mars en présence des plus hauts dignitaires de la colonie, Nicolas Dupont* de Neuville, grand-père et tuteur de Marie-Françoise – ses parents étaient morts – garantissait au futur époux en avance d’hoirie une somme de l0 500#. La seigneurie de Lotbinière lui était échue en partie à la mort de son père en 1709 et il en devint l’unique propriétaire en 1713, après que son frère, Pierre-Alain, fixé depuis 1711 à La Rochelle, et ses trois sœurs, toutes mariées, lui eurent cédé leurs droits sur le reste de la seigneurie. L’année suivante, il devint acquéreur d’une superficie de terrain de 6 arpents sur 21 de profondeur dans la seigneurie de Maure. Depuis son mariage, il demeurait rue Saint-Louis, dans la maison de son épouse. Le recensement de 1716 montre que cette maison abritait une dizaine de personnes. Il ne fit que des séjours périodiques dans sa seigneurie de Lotbinière, pour laquelle il rendit foi et hommage le 2 août 1724. L’entreprise la plus hardie qu’il réalisa dans sa seigneurie et à laquelle il voua une large partie de ses revenus fut la construction d’une spacieuse église en pierre, de 82 pieds de longueur sur 38 de largeur, commencée en 1717 et terminée vers 1725. Dans cette réalisation, il fut secondé par son frère, le père Valentin, qui fit les fonctions curiales à Lotbinière de 1717 à 1724.

Vers la même époque, Chartier s’orienta vers les affaires. Il fut nommé agent général à Québec de la nouvelle Compagnie d’Occident, par lettre d’instructions du 28 mars 1722, mais il est notoire qu’il exerçait la charge avant cette date. On trouve référence à une ordonnance de Bégon du 12 août 1718, dans laquelle Chartier de Lotbinière est qualifié d’agent général de la Compagnie d’Occident et, le 4 janvier précédent, il est dit « agent de la Compagnie du Castor » dans une lettre de change que son frère, Pierre-Alain, lui adresse de Bordeaux.

Au sein du Conseil supérieur, Chartier de Lotbinière s’était vite distingué par sa compétence, sa rectitude et son sens inné de la justice. Il remplit, dès 1711 et à maintes reprises, les fonctions intérimaires de procureur général et il était habituellement désigné comme rapporteur dans les causes importantes. Aussi, le 6 mai 1719, Vaudreuil le proposa-t-il comme premier conseiller à la place laissée vacante par le décès de Claude de Bermen* de La Martinière. À cette occasion, de plus, le gouverneur loua sa droiture et sa capacité en ces termes : « Il s’est acquis l’estime de tout le monde et la réputation d’un juge éclairé et fort intègre. » Vaudreuil cependant fit remarquer que Bégon lui avait retiré son appui, Chartier s’étant opposé avec fermeté et en plus d’une occasion à ce qu’on porte atteinte à des arrêts que l’intendant voulait faire changer. Soit pour ce motif, soit à cause de ses liens de parenté avec le gouverneur, ou encore parce que d’autres avaient le pas sur lui, Chartier n’obtint pas la promotion. Le ressentiment de Bégon perça à nouveau en 1722 dans un rapport transmis au ministre sur les officiers de justice. « Il croit en savoir autant que les plus appliqués, écrivait l’intendant à l’adresse de Chartier. Il aime beaucoup le plaisir et peu le travail. »

Pareil jugement parait pour le moins contrastant avec la grave décision que Chartier allait bientôt prendre, à la suite du décès inopiné de son épouse, survenu le 24 avril 1723, après la naissance de Michel* son huitième enfant. Mû par des motifs que lui-même ne semble jamais avoir confiés, il prit le parti de se faire prêtre. Il parait peu vraisemblable qu’il se prépara à recevoir les ordres au séminaire de Québec, sollicité qu’il était tout autant par les obligations de sa profession que par celles de sa famille, dont l’aîné n’avait par surcroît que 11 ans. Il y a plus de chances qu’il fut initié à la théologie par son frère, le père Valentin, ou par Mgr de Saint-Vallier [La Croix*], lui-même, qui tenait Chartier de Lotbinière en très haute estime. Du reste, la décision de Chartier rappelait au vieil évêque la vocation de son aïeul paternel, Jean de La Croix, lequel, devenu veuf à l’âge de 50 ans, avait été, peu de temps après, sacré évêque de Grenoble, France. Tonsuré et minoré le 5 avril 1726, Chartier reçut le sous-diaconat le lendemain, le diaconat le 7 avril et la prêtrise le 14, jour anniversaire de son mariage 15 ans auparavant. Quatre jours plus tard, Mgr de Saint-Vallier le nommait simultanément chanoine et archidiacre, dignité dont il prit possession le même jour, et, dans les deux mois qui suivirent, il devenait vicaire général de l’évêque. C’est en cette qualité qu’il se trouva dans sa seigneurie le 20 juin de la même année, cette fois pour y faire la visite pastorale. Il se démit, comme il convenait, de sa charge d’agent de la Compagnie d’Occident, mais le roi l’autorisa à continuer de siéger comme conseiller laïc au Conseil supérieur, à condition toutefois qu’il s’abstienne d’assister aux jugements des affaires criminelles et qu’il résigne son office de garde des sceaux.

Dans l’éloge qu’il en fit au ministre le 10 septembre l 726, Mgr de Saint-Vallier le dit « plein de vertus et de mérites » et affirma qu’« il méritait mieux qu’un autre la dignité de Doyen » du chapitre. Cette haute fonction, comme d’autres du genre, était le privilège des seuls prêtres français. « Cependant, ajoutait l’évêque, si l’on n’en trouve point [...] mon dit Sieur de Lotbinière l’emportant sur tous par ses excellentes qualités et expérience, doit estre choisi préférablement aux autres. Je l’ai fait mon grand Vicaire, à cause des grands services qu’il rend à ce diocèse. » Manifestement Mgr de Saint-Vallier avait enfin trouvé au sein de son clergé un homme de confiance et il se disposait, hanté par la mort, à le pourvoir des plus hautes charges, pour parer aux éventualités qui surviendraient dans l’Église du Canada après son décès.

L’archidiacre et grand vicaire Chartier de Lotbinière avait alors 38 ans. Ses capacités et son expérience justifiaient sa rapide élévation dans les charges, mais il devait dans la suite payer cher les faveurs que Mgr de Saint-Vallier lui avait prodiguées. Hissé au premier rang du chapitre de la cathédrale en raison de la vacance du doyenné, il prenait ainsi le pas sur ses collègues et c’est à lui qu’il revenait de présider les séances en sa qualité de prodoyen. Toutes ces prérogatives, si rapidement obtenues, indisposèrent les autres chanoines et lui créèrent des envieux, qui ne se gênèrent pas pour l’humilier et le troubler dans l’exercice de ses fonctions. Le 26 décembre 1727, dès l’annonce de la mort de l’évêque, une occasion de choix se présenta aux chanoines qui se surpassèrent, l’écartant séance tenante du poste de vicaire capitulaire au bénéfice du chanoine Étienne Boullard*, et allant jusqu’à lui ravir l’honneur d’officier aux obsèques de l’évêque, fonction qui lui revenait en sa qualité d’archidiacre, mais qui fut déférée à Boullard. À défaut de pouvoir en appeler, dans les circonstances, soit à l’officialité du diocèse, qui n’avait pu être réorganisée depuis la mort de l’évêque, soit au Conseil supérieur, en vacance jusqu’au lundi après la fête des Rois, il entendit le jour même se pourvoir de ses privilèges auprès du président du Conseil, en la personne de l’intendant Claude-Thomas Dupuy*, qui réagit d’autant plus prestement qu’il était l’exécuteur testamentaire désigné par l’évêque. Cependant, au lieu de s’en tenir à un jugement provisionnel – les funérailles étant annoncées pour le 3 janvier – et prévenu d’autre part que les chanoines méditaient d’inhumer le corps dans la cathédrale, Dupuy ordonna de procéder sans délai à l’inhumation de la dépouille et c’est sur sa réquisition formelle que dans l’après-midi du 2 janvier l’archidiacre se rendit présider aux obsèques dans l’église de l’Hôpital Général. Tandis que le chapitre excluait pour un temps de ses rangs le chanoine de Lotbinière, l’incident de préséance prit une ampleur subite et insoupçonnée, dégénérant en un virulent conflit de juridiction, qui opposa le chapitre et Boullard au Conseil supérieur et à l’intendant. Ces derniers soutinrent farouchement la juridiction du chanoine de Lotbinière comme « grand vicaire-né », lequel, toutefois, assez vite conscient de sa position ambiguë de chanoine et de conseiller dans le conflit, eut la clairvoyance de se retirer de l’arène, laissant Dupuy et Boullard s’invectiver à l’excès sur la légitimité de ses pouvoirs. Le jugement de la cour, connu en septembre 1728, mit fin à cette escalade, déjà tempérée par l’intervention tardive mais énergique du gouverneur Charles de Beauharnois. Outre l’intendant qui fut rappelé sur-le-champ, les parties impliquées furent chacune morigénées, même le gouverneur, et le chapitre fut sévèrement blâmé de sa conduite à l’endroit du chanoine de Lotbinière, lequel sortit seul innocenté de cette crise.

Le prestige de l’archidiacre ne semble pas avoir souffert de cette épreuve, puisque les successeurs de Mgr de Saint-Vallier continuèrent de l’honorer de leur confiance. Il prit possession du siège épiscopal au nom de Mgr de Mornay en 1728 et au nom de Mgr Dosquet* en 1734. Ce dernier le chargea à deux reprises de faire la visite épiscopale du diocèse, mais il estima devoir choisir ses grands vicaires réguliers parmi les prêtres français, prévenu qu’il était à l’endroit des prêtres canadiens. Il aurait même offert à l’archidiacre une cure éloignée à la campagne, pour en arriver à éliminer tous les Canadiens du chapitre.

Quant aux chanoines, ils continuèrent de harceler M. de Lotbinière et, malgré son assiduité habituelle au chœur, ils lui retenaient inexorablement une partie de ses honoraires, lorsqu’il devait s’absenter pour siéger au Conseil supérieur. Quand, en septembre 1728, muni d’une procuration de Mgr de Mornay, il avait voulu prendre possession du siège épiscopal, il fut en butte à des vexations si puériles de la part du chanoine Joseph-Thierry Hazeur que, l’automne venu, il passa en France pour sortir de l’atmosphère intenable que lui créait le chapitre. On était au lendemain de la crise qui avait marqué le décès de Mgr de Saint-Vallier et il dut s’employer dans la métropole à convaincre Mgr de Mornay, dont la prise de possession venait d’être ratifiée par le roi, que seule la présence d’un évêque pouvait rétablir la paix dans l’Église du Canada. Si la démarche échoua, elle fit néanmoins hâter la nomination d’un coadjuteur en la personne de Mgr Dosquet. Revenu à Québec vers la fin de juillet 1729, avec passage gratuit, Chartier put, malgré l’obstruction de Hazeur, son opposant de toujours, réintégrer le chapitre, grâce aux lettres que Mgr de Mornay lui avait adressées à La Rochelle le 10 mai, lui donnant les pouvoirs de vicaire général jusqu’à l’arrivée du coadjuteur et priant le chapitre de ne plus lui nuire. Ce ne fut que partie remise pour les chanoines, car, à l’arrivée de Mgr Dosquet, en août 1729, ils empêchèrent de la façon la plus insidieuse l’archidiacre de présider à la réception du coadjuteur.

Choisi comme doyen du Conseil supérieur en 1735, il fut nommé par le roi doyen du chapitre de la cathédrale le 13 mai 1738, en remplacement du chanoine Louis Bertrand* de La Tour. Il prit possession de sa dignité le 14 septembre suivant. Premier Canadien à occuper ce poste, il dut cette faveur moins aux instances de Mgr Dosquet qu’à celles du gouverneur Beauharnois et de l’intendant Gilles Hocquart*, qui l’avaient recommandé en 1733 et en 1735, chaque fois en termes élogieux. Le chanoine de Lotbinière, comme certains ont cru pouvoir l’affirmer, a-t-il jamais été pressenti pour succéder à Mgr Dosquet sur le siège épiscopal de Québec ? À l’exception d’une lettre, toujours restée nébuleuse, du chanoine Pierre Hazeur* de L’Orme datée du 1er juillet 1739, on ne relève aucune source qui permette de soutenir cette affirmation.

Bien que mouvementée, la double carrière de M. de Lotbinière ne manque ni de noblesse ni de dignité. Il entra dans les ordres au moment où l’Église du Canada allait vivre une longue période d’instabilité et d’incertitude, ponctuée de crises intermittentes, avec les rivalités et les tracasseries dont il fut souvent l’innocente victime. Il sut dominer ses souffrances par un travail incessant et par l’intrépidité de ses convictions. En 1747, des infirmités précoces l’obligèrent à se retirer à l’Hôpital Général, où il décéda le 14 février 1749. Il fut inhumé le lendemain dans la cathédrale de Québec, où reposait sa femme. L’inventaire de ses biens, dressé le 8 mai, montre qu’il ne possédait rien d’autre que sa seigneurie de Lotbinière et sa maison de Québec.

Des huit enfants issus de son mariage, trois fils et deux filles vivaient encore en 1723. L’une des filles, Louise, se fit religieuse à l’Hôpital Général et l’autre, Marie-Françoise, épousa Antoine Juchereau* Duchesnay, seigneur de Beauport. L’aîné des fils, Eustache, fut ordonné prêtre à Angers le 18 mars 1741 et François-Louis*, récollet, fut ordonné à Québec le 23 septembre de la même année. Michel, le cadet, fut le continuateur de la lignée ; il épousa en 1747 Louise-Madeleine, fille de Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry, et fut créé marquis par Louis XVI en 1784.

Armand Gagné

AAQ, 12 A, Registres d’insinuations B, 266, 271–273, 291, 304 ; Registres d’insinuations C, 35s., 150, 155 ; 10 B, Registre des déliberations, I : 82, 101–104, 425 ; 11 B, Correspondance, II : 152s. ; III : 9 ; IV : 40–42 ; IX : 68–84, 93 ; 91 CM, France, I : 4, 98.— AHGQ, Annales, I.— AN, Col., B, 32, f.33 ; 33, f.293 ; 34, f.301 ; 35, f.288 ; 36, f.408 ; 43, f.101 ; 50, f.487 ; 52, ff.516, 546, 554 ; 53, f.493 ; 54, f.403 ; 66, f.34 ; Col., C11A, 22, ff.235s. ; 24, ff.214s. ; 29, f.254 ; 40, f.166 ; 48, f.434 ; 60, f. 154 ; 70, f. 100 ; 107, f.392 ; Col., C11G, 4, ff.3, 97 ; 5, ff.54, 89 ; Col., D2C, 222 ; Col., E, 75 (dossier Chartier de Lotbinière) ; 363 (dossier Saint-Vallier) (copies aux APC).— ANDQ, Registres des baptêmes, mariages et sépultures.— ANQ, Greffe de Louis Chambalon, 3 oct. 1709, 3 mars 1711, 8 avril 1713, 16 janv., 30 mars 1714 ; Greffe de J.-B. Choret, 12 mai 1749 ; Greffe de Jacques de Hornay Laneuville, 6 juin 1718 ; Greffe de J.-N. Pinguet de Vaucour, 8 mai 1749 ; AP, Chartier de Lotbinière ; AP, Seigneuries, Lotbinière NF, Coll. de pièces jud. et not., 1 323, 2 040.— Archives paroissiales de Saint-Louis (Lotbinière, Qué.).— Harvard College Library, MS Can 39.— Correspondance de Vaudreuil, RAPQ, 1938–1939, 94, 166s. ; 1942–1943, 409, 437.— Documents relatifs à la monnaie sous le régime français (Shortt), I : 520–522.— Édit ord., II : 322–329, 333.— Jug. et délib., VI : 201, 209s., 267, 271.— Mandements des évêques de Québec (Têtu et Gagnon), I : 533, 542.— Mémoire de M. Dupuy, intendant de la Nouvelle-France, sur les troubles arrivés à Québec en 1727 et 1728, après la mort de Mgr de Saint-Vallier, évêque de Québec, RAPQ, 1920–1921, 78–105.— Recensement de Québec, 1716 (Beaudet).— Recensement de Québec, 1744 (RAPQ).— Le Jeune, Dictionnaire.— Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique, ou le mélange curieux de lhistoire sacrée et profane [...] (18e éd., 10 vol., Paris, 1759).— P.-G. Roy, Inv. concessions, III : 80s. ; Inv. ins. Cons. souv., 146 ; Inv. ins. Prév. Québec, 134 ; Inv. jug. et délib., 1717–1760, I : 37, 340, 347 ; VI : 169, 248, 250s. ; Inv. ord. int., I : 159, 175, 286 ; II : 28s., 31.— Tanguay, Dictionnaire.— François Daniel, Histoire des grandes familles françaises du Canada [...] (Montréal, 1867).— Dubé, Claude-Thomas Dupuy.— Gosselin, LÉglise du Canada jusquà la conquête, I, II.— Mgr de Saint-Vallier et lHôpital Général, 272s., 612s.— L.-L. Paradis, Les annales de Lotbinière, 16721933 (Québec, 1933).— Ignotus [Thomas Chapais], Eustache Chartier de Lotbinière, BRH, IX (1903) : 238.— Henri Têtu, Le chapitre de la cathédrale de Québec et ses délégués en France, BRH, XIII (1907) : 299s., 305s. ; XIV (1908) : 33, 104, 201s ; XVI (1910) : 198s., 362.— H. M. M. Thomas, A Canadian Pooh-Bah, Dal. Rev., VII (1927–1928) : 69–79.

Bibliographie générale

Comment écrire la référence bibliographique de cette biographie

Armand Gagné, « CHARTIER DE LOTBINIÈRE, EUSTACHE (1688-1749) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 25 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/chartier_de_lotbiniere_eustache_1688_1749_3F.html.

Information à utiliser pour d'autres types de référence bibliographique

Permalien: http://www.biographi.ca/fr/bio/chartier_de_lotbiniere_eustache_1688_1749_3F.html
Auteur de l'article:   Armand Gagné
Titre de l'article:   CHARTIER DE LOTBINIÈRE, EUSTACHE (1688-1749)
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1974
Année de la révision:   1974
Date de consultation:   25 octobre 2014