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KNOX, JOHN, officier et auteur, troisième fils de John Knox, marchand à Sligo (République d’Irlande), décédé le 8 février 1778 à Berwick-upon-Tweed, Angleterre.

Selon certains rapports, John Knox servit comme volontaire dans l’armée britannique durant la guerre de la Succession d’Autriche. Il se distingua à la bataille de Laffeldt (Belgique) le 2 juillet 1747, ce qui lui valut d’être nommé enseigne en 1749 dans le 43e d’infanterie. Cinq ans plus tard, il acheta le grade de lieutenant dans ce régiment. En 1757, Knox quitta l’Irlande avec son unité pour se rendre à Halifax en vue de participer à l’expédition que lord Loudoun projetait contre Louisbourg, île Royale (île du Cap-Breton). L’attaque fut différée et le 43e régiment passa l’hiver en poste à la baie de Fundy ; quant à Knox, il fut affecté à Annapolis Royal. Lors de l’opération victorieuse dirigée par Amherst contre Louisbourg en 1758, on ne fit pas appel au régiment qui subit ce que Knox appela un « infamant exil » dans la région de la baie de Fundy jusqu’au printemps de 1759, alors qu’il fut incorporé à l’armée de Wolfe* qui se préparait à attaquer Québec. Knox était présent avec son régiment à la bataille des plaines d’Abraham ; il servit à Québec jusqu’à la fin de l’hiver de 1759–1760 sous les ordres de Murray et il participa à la bataille de Sainte-Foy le 28 avril 1760. Il accompagna l’armée de Murray qui remonta le Saint-Laurent et il assista à la capitulation de Montréal en 1760.

Pendant l’hiver de 1760–1761, alors qu’il se trouvait probablement en Angleterre, Knox fut nommé capitaine d’une des compagnies indépendantes récemment formées qui furent presque toutes fusionnées peu de temps après en vue de constituer de nouveaux régiments d’infanterie. La compagnie de Knox fut intégrée au 99e d’infanterie, mais ce régiment eut une brève existence : on le licencia en 1763, après la signature du traité de paix. Knox fut alors mis à la demi-solde. De toute évidence, ce repos forcé lui donna l’occasion de rédiger son ouvrage en deux volumes, An historical journal of the campaigns in North-America for the years 1757, 1758, 1759 and 1760 [...] (Londres, 1769). Knox, qui habitait alors à Gloucester, reçut la permission de dédicacer l’ouvrage à Amherst. Malgré ses tentatives pour obtenir une promotion, il resta à la demi-solde jusqu’en février 1775, date à laquelle il fut nommé commandant de l’une des trois compagnies indépendantes d’invalides stationnées à Berwick-upon-Tweed. Il occupait encore ce poste quand il mourut.

Comme son nom l’indique, le Historical journal de Knox réunit des faits historiques et des notes personnelles. Certaines parties semblent avoir été extraites de son propre journal. Plusieurs événements dans lesquels il ne joua aucun rôle se présentent également sous la forme d’un journal, mais ils sont largement décrits à l’aide de documents contemporains. Les ordres relatifs aux opérations et les autres pièces reproduites par Knox confèrent une valeur particulière à l’ouvrage. Bien qu’il s’agisse d’une œuvre particulièrement dénuée de sens critique, le Historical journal constitue une riche source d’information sur le déroulement de la guerre de Sept Ans en Amérique du Nord. Un commentateur note avec raison dans la Monthly Review ; or, Literary Journal de Londres que la méthode de compilation de Knox l’amène à rapporter un grand nombre de choses futiles en même temps que les événements importants. Cependant, il ajoute : « Monsieur Knox paraît être un homme de bon sens, avec plus de talent littéraire qu’il n’en échoit généralement en partage aux officiers. » Knox indiqua dans son testament qu’il avait dressé un répertoire contenant de nombreuses « anecdotes additionnelles », lequel devait figurer dans l’œuvre de Tobias George Smollett, The present state of all nations [...] (8 volumes, Londres, 1768–1769), et qu’il avait préparé une version corrigée de son Historical journal, « très différente à bien des égards » de la première édition. Il semble que ces travaux ne furent jamais publiés. Lorsqu’il rédigea son testament, en avril 1777, une partie de la première édition du Historical journal n’avait pas été vendue, et il est certain que Knox n’en tira pas un gros bénéfice.

En 1751, Knox avait épousé Jane Carre, une dame de Cork dont les biens considérables avaient été dilapidés par un curateur, semble-t-il. Elle survécut à son mari avec de faibles moyens de subsistance. Ils eurent au moins un enfant, un garçon, déjà décédé lorsque Knox fit son testament.

C. P. Stacey

Arthur George Doughty*, dans sa préface éditoriale de l’Hist. journal, a réalisé le meilleur compte rendu sur John Knox. Quelques informations supplémentaires furent glanées dans le testament de Knox conservé au PRO, Prob. 11/1 040, daté du 12 avril 1777, aussi dans The Monthly Review : or, Literary Journal (Londres), XLI (1769), 2e partie : 395s., dans G.-B., WO, Army lists, et dans J. W. Fortescue, A History of the British army (13 vol. en 14, Londres, 1899–1930)II.  [c. p. s.]

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C. P. Stacey, « KNOX, JOHN », dans FR:UNDEF:public_citation_publication, vol. 4, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 23 avril 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/knox_john_4F.html.

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Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1980
Année de la révision:   1980
Date de consultation:   23 avril 2014