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POULIN DE COURVAL, LOUIS-JEAN, négociant, seigneur, procureur du roi et, par la suite, lieutenant général civil et criminel de la juridiction royale de Trois-Rivières, né à Trois-Rivières le 15 novembre 1696, fils aîné de Jean-Baptiste Poulin* de Courval, procureur du roi à Trois-Rivières, et de Louise Cressé, décédé dans sa ville natale le 19 février 1743.

En 1724, Louis-Jean Poulin de Courval habitait à Québec où il était connu comme marchand. À la mort de son père, survenue à Trois-Rivières le 15 février 1727, il hérita de son titre de seigneur de Nicolet et il lui succéda comme procureur du roi de la juridiction royale de Trois-Rivières. « Gardien [à ce titre] de la vaindicque publique », Louis-Jean devait faire informer au nom du roi contre tous les crimes et délits qui lui avaient été révélés par dénonciation, plainte ou par « la clameur publique ». Mais comme les affaires judiciaires dans la juridiction royale de Trois-Rivières n’étaient pas suffisamment nombreuses pour lui permettre d’y faire subsister convenablement sa famille, il continua de demeurer dans la capitale, rue Sault-au-Matelot, s’y livrant au commerce. Cependant, au cours de l’automne de 1738, il vint s’installer en permanence à Trois-Rivières, après la mort du lieutenant général civil et criminel de la juridiction royale de Trois-Rivières, René Godefroy* de Tonnancour. Cette décision de Poulin de Courval allait se révéler fructueuse. En effet l’année suivante, soit le 24 septembre 1739, les autorités coloniales le proposaient au ministre de la Marine, Maurepas, pour exercer les fonctions laissées vacantes par la mort du sieur de Tonnancour. Elles le préféraient à Louis-Joseph Godefroy* de Tonnancour, fils de René, car Poulin de Courval, bien que « médiocrement versé dans la jurisprudence », avait « un peu plus d’expérience dans les affaires ». Le 1er avril 1740, le roi le nommait donc à ce poste et il en exerça les fonctions jusqu’à sa mort survenue le 19 février 1743.

Le 18 décembre 1724, Louis-Jean Poulin de Courval avait épousé dans l’église Notre-Dame de Québec Françoise, fille de François Foucault, « bourgeois et négociant » de Québec. Devenu veuf le 25 avril 1730, il épousa en secondes noces à Québec, le 22 novembre 1733, Thérèse, fille « émancipée » de feu François-Marie Bouat*, lieutenant général civil et criminel de la juridiction royale de Montréal. De son premier mariage, Louis-Jean Poulin de Courval eut trois enfants : deux filles qui moururent en bas âge et un fils, François-Louis, qui lui survécut. Son second mariage fut stérile.

Louis-Jean Poulin de Courval choisit ses épouses au sein du milieu qu’il fréquentait à l’époque. C’est ainsi que, marchand en 1724, il épousa la fille d’un négociant et que, procureur du roi en 1733, il se maria avec la fille d’un fonctionnaire judiciaire. Le mariage devint pour lui, dans le milieu qu’il fréquentait, un facteur d’élévation sociale.

André Lachance

AN, Col., C11A, 73, f.14v. ; 75, ff.77s. ; 79, ff.58v.–59v. ; 120, ff.230v., 267s., 348v.s. ; Col., D2C, 222/1, 181. ANQ, Greffe de Nicolas Boisseau, 19 nov. 1733 ; Greffe de Florent de La Cetière, 17 déc. 1724 ; NF, Coll. de pièces jud. et not., 1 003, 1 147, 2 062, 3 592 ; NF, Documents de la Prévôté de Québec, 8 janv. 1742.— Bornier, Conférences des ord. de Louis XIV, II : 66s.— P.-G. Roy, Inv. concessions, II : 239.— Tanguay, Dictionnaire.

Bibliographie générale

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André Lachance, « POULIN DE COURVAL, LOUIS-JEAN », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 31 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/poulin_de_courval_louis_jean_3F.html.

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Auteur de l'article:   André Lachance
Titre de l'article:   POULIN DE COURVAL, LOUIS-JEAN
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1974
Année de la révision:   1974
Date de consultation:   31 octobre 2014