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VAILLANT DE GUESLIS, FRANÇOIS, prêtre, jésuite, missionnaire, né à Orléans (France) le 20 juillet 1646 et décédé à Moulins le 24 septembre 1718.

Entré au noviciat de Paris le 10 novembre 1665, François Vaillant de Gueslis y étudia la philosophie ; il commença sa théologie à La Flèche en 1667. Puis, sans terminer ses études, il s’embarqua pour Québec en 1670 et enseigna la grammaire au collège de cette ville, se préparant aussi à la prêtrise qui lui fut conférée par Mgr de Laval le 1er décembre 1675. D’abord missionnaire à Lorette, sous la conduite du père Chaumonot*, il a laissé deux relations de cette mission, pour 1675 et 1676.

En 1678, il se rendit chez les Agniers, comme assistant du père Jacques de Lamberville. Il y était seul depuis 1682, lorsque la guerre avec les Iroquois le força à revenir à Québec en 1685. Il devint préfet d’église au collège en 1686 et ministre, en même temps que procureur de la mission, en 1687. Accompagnant Brisay de Denonville dans l’expédition contre les Tsonnontouans, il apposa sa signature à la prise de possession de leur pays le 19 juillet 1687. Le 31 décembre suivant, il partit comme ambassadeur auprès de Thomas Dongan, gouverneur de New York, pour inciter ce dernier à favoriser la paix entre Français et Iroquois. Les exigences posées en ultimatum par Dongan à cette occasion ne firent que rendre plus difficiles les négociations en cours entre Français et Iroquois et celles-ci échouèrent tout à fait par la faute du chef huron, Kondiaronk [Le Rat].

En 1693, Vaillant alla fonder une résidence pour les Jésuites à Montréal, y établissant dès son arrivée une congrégation d’hommes. Ce supériorat se termina en 1697. Après quoi, on le nomma encore procureur à Québec ; il conserva cette charge jusqu’en 1701, alors qu’il fut envoyé inaugurer la mission des Indiens de Détroit. L’hostilité de Lamothe Cadillac [Laumet] l’obligea à revenir après quelques mois. En août 1702, il repartait fonder une mission chez les Tsonnontouans avec le père Julien Garnier.

Il revint à Montréal en 1706 exercer de nouveau la fonction de supérieur, mais la maladie l’obligea d’abandonner cette charge en 1716. Après une autre année passée à Montréal, il dut se rembarquer pour la France, où il acheva ses jours.

Lucien Campeau

ASJCF.— Rochemonteix, Les Jésuites et la N.-F. au XVIIe siècle, I : 99 ; II : 413 ; III :204208.

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Lucien Campeau, « VAILLANT DE GUESLIS, FRANÇOIS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 20 avril 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/vaillant_de_gueslis_francois_2F.html.

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Auteur de l'article:   Lucien Campeau
Titre de l'article:   VAILLANT DE GUESLIS, FRANÇOIS
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1969
Année de la révision:   1969
Date de consultation:   20 avril 2014