DCB/DBC Mobile beta
+

MIDDLETON, CHRISTOPHER, capitaine au service de la Hudson’s Bay Company, officier dans la marine royale, explorateur, né à la fin du XVIIe siècle à Newton Bewley, près de Billingham en Angleterre, décédé le 12 février 1770.

Middleton, selon ses dires, servit à bord de bâtiments corsaires au cours de la guerre de la Succession d’Espagne (1701–1713) et acquit une certaine expérience du commerce espagnol et hispano-américain. Puis, en 1721, il entra au service de la Hudson’s Bay Company et s’embarqua sur le Hannah avec le grade de lieutenant pour se rendre au poste de York (York Factory, Man.). Contrairement à la coutume chez les marins de la compagnie, il passa l’hiver à la baie d’Hudson ; John Scroggs*, patron du sloop Whalebone à Churchill (Man.), comptait faire voile vers le nord au cours de l’été suivant afin de retrouver des traces de l’expédition de James Knight* laquelle s’était perdue, et Middleton se montra fort désireux de se joindre à l’expédition dans l’espoir de découvrir des indices d’un passage au Nord-Ouest toujours introuvable. À cette époque Middleton devait déjà être un navigateur rompu aux secrets du métier car il en enseigna les rudiments à plusieurs membres de l’équipage de Scroggs, au cours des mois d’hiver passés à Churchill, mais pour se rendre compte à la fin que Scroggs refusait de le laisser participer à l’expédition de l’été de 1722.

En 1723 et en 1724 Middleton fit d’autres voyages à la baie d’Hudson et en janvier 1724/1725, il fut nommé commandant du Hannah. Au cours du même été, il se rendit avec son vaisseau à York et à Churchill. Il effectua en tout 16 voyages annuels au cours desquels il visita les principaux postes de la compagnie autour de la baie d’Hudson. Son enthousiasme pour les observations scientifiques connut la consécration publique en 1726 lorsque la Royal Society publia dans ses Philosophical Transactions son exposé au sujet d’une « nouvelle table exacte établie à la suite de plusieurs observations faites au cours de quatre voyages à la baie d’Hudson [...] montrant les variations de l’aiguille magnétique [...] à compter de l’année 1721 jusqu’à 1725 ».

Cette publication devait exercer une influence fatidique sur la carrière de Middleton car elle attira l’attention d’Arthur Dobbs, propriétaire terrien de l’Ulster et membre influent de la chambre des Communes irlandaise, dont l’intérêt de longue date pour les questions commerciales s’orienta après 1731 vers la recherche d’un passage au Nord-Ouest. Lorsque Dobbs décida, en 1735, de prendre contact avec un capitaine de la compagnie pour obtenir des renseignements sur la côte ouest de la baie d’Hudson et s’informer des chances d’y trouver un passage au Nord-Ouest, c’est à Middleton qu’il choisit de s’adresser parce qu’il avait remarqué ses observations dans les Philosophical Transactions. Middleton était, à ce moment-là, solidement établi comme l’un des plus anciens capitaines de la compagnie laquelle, en 1734, lui avait confié le commandement de son plus nouveau et de son plus gros vaisseau, le Seahorse de 170 tonneaux. L’intérêt qu’avait toujours suscité chez Middleton la question du passage du Nord-Ouest fut, il va de soi, avivé par sa rencontre avec Dobbs ; il communiqua à ce dernier ce qu’il savait des expéditions de Knight et de Scroggs et promit de recueillir de plus amples renseignements au sujet du passage à l’occasion de ses visites aux postes de la baie. En 1737, sous la pression de Dobbs, la Hudson’s Bay Company envoya, depuis Churchill, deux sloops visiter la côte ouest de la baie, en direction du nord, après quoi le gouverneur, sir Bibye Lake, tenta de convaincre Dobbs qu’au cours de ce voyage hasardeux pas « le moindre semblant de passage » n’avait été découvert. Mais Middleton se trouvait à Churchill lorsque étaient revenus les deux sloops et il révéla à Dobbs que les équipages, « qui n’avaient pas qualité pour une telle entreprise », ne s’étaient pas rendus au-delà du 62°15’ de latitude nord et ne s’étaient pas livrés à une exploration sérieuse.

Dobbs, en réponse à la compagnie, annonça sans équivoque que désormais il chercherait des appuis pour un voyage d’exploration auprès de ceux qui, croyait-il, « l’entreprendront volontiers, parce qu’ils sont convaincus qu’il y va de l’intérêt de la nation » ; au cours de l’hiver de 1737–1738, il amorça dans ce but la première d’une série de tentatives auprès de l’amirauté. Middleton lui paraissait le commandant idéal pour cette importante entreprise : c’était un homme qui croyait en l’existence d’un passage au Nord-Ouest, un marin rompu à la navigation dans les eaux gelées et le récipiendaire en 1737 d’une haute distinction, ayant été élu fellow de la Royal Society pour son apport à la navigation tant théorique que pratique. Déjà il faisait usage du quadrant de Hadley, et ses publications subséquentes révéleront qu’il se livrait constamment à des expériences dans le but de trouver une méthode efficace d’établir en mer la longitude avec précision.

Pendant trois ans l’affaire fit peu de progrès. À cause de l’amitié qui liait Middleton et Dobbs, les rapports se tendirent quelque peu entre le comité de Londres et le capitaine. Ainsi que Middleton l’exprimait à Dobbs en février 1738, « ils gardent tout secret ; et d’après les questions qu’on m’a posées dernièrement, j’en déduis qu’ils semblent soupçonneux à l’endroit de la correspondance que j’échange avec vous ». En 1739, Middleton se trouvait de nouveau à Churchill où l’agent, Richard Norton, lui rappela qu’en 1722 quand il accompagnait Scroggs, il avait vu la marée s’élever de cinq brasses dans le détroit de Roes Welcome (près de la côte occidentale de la baie d’Hudson) et le rivage disparaître vers l’ouest. Des rapports provenant d’Indiens à l’effet que ceux-ci aient trafiqué avec des Européens sur la côte du Pacifique, en Amérique, constituaient pour Middleton de nouvelles preuves « que les deux mers devaient se rejoindre ». Au cours de l’hiver de 1739–1740, il passa de longues et fastidieuses heures à la cour ou à faire antichambre chez les grands de Londres dans l’espoir d’intéresser au projet d’une expédition qui irait à la découverte du passage deux des correspondants de Dobbs, le premier ministre, sir Robert Walpole, et le premier lord de l’amirauté, sir Charles Wager. En mai 1740, juste avant de faire voile vers la baie d’Hudson pour ce qui devait être son dernier voyage au service de la compagnie, il écrivit à Dobbs et lui fit part de nouvelles encourageantes : Wager avait pressenti George II lequel avait accordé sa bénédiction à la tentative. Une expédition maritime prendrait la mer l’année suivante pour aller à la recherche du passage du Nord-Ouest ; il était entendu que Middleton en prendrait le commandement.

Le 5 mars 1740/1741, Middleton reçut sa commission tant attendue dans la marine et, quatre jours plus tard, il était nommé officiellement commandant de l’expédition de découverte dans l’Arctique. Le même jour, le gouverneur adjoint de la Hudson’s Bay Company informa le comité que Middleton avait donné sa démission et, en avril, le gouverneur prévint les actionnaires que l’expédition projetée « pouvait influer sur leurs titres et être préjudiciable au commerce de la Compagnie ». L’attitude de la compagnie fut une source de vives inquiétudes pour Middleton aux prises avec toutes sortes de difficultés qui venaient contrarier ses efforts en vue de prendre la mer en temps pour franchir le détroit d’Hudson au moment où les glaces se rompraient. Le bâtiment qu’il commandait, la galiote à bombes Furnace, devait être converti en sloop et modifié afin d’offrir plus d’espace d’entreposage ; le vaisseau qui l’accompagnerait, le Discovery, était un charbonnier dont l’amirauté n’avait fait l’acquisition qu’à la fin d’avril ; et pour mettre le comble, il était aux prises avec le problème de recruter des équipages, une difficulté bien fréquente dans la marine en temps de guerre. Middleton avait convaincu quelques vieux loups de mer de la compagnie de se joindre à lui et parmi eux son cousin, William Moor, ancien officier en second, à qui on confia le commandement du Discovery ; il lui fallut compter sur l’enrôlement forcé confié aux sergents recruteurs pour compléter les effectifs. Dans un rapport de l’amirauté, on notait que les hommes du Furnace, pour la plupart, « avaient l’air malades, et étaient à peine vêtus » et on dut exercer une étroite surveillance pour empêcher les désertions. Middleton savait bien qu’il avait peu de chances de retourner en Angleterre cette année-là ; il lui était donc indispensable d’obtenir de la Hudson’s Bay Company la permission d’hiverner dans un des postes de la baie avec ses équipages de va-nu-pieds et de recrues forcées. Après un rapide échange de lettres acrimonieuses avec divers services gouvernementaux, la compagnie baissa pavillon et donna l’ordre à ses agents de la baie d’accorder à Middleton « la meilleure assistance en [leur] pouvoir ». Au cours de ces difficiles semaines, Middleton fut de surcroît affligé par la mort de sa femme, et cette perte lui causa « de très nombreux tracas de famille ».

Enfin, le 8 juin 1741, les deux vaisseaux de Middleton quittèrent la Nore (dans l’estuaire de la Tamise) pour entreprendre leur voyage historique, la première expédition à quitter l’Angleterre pour aller par mer à la recherche du passage du Nord-Ouest. Les instructions de Middleton, qui avaient été mises au point en grande partie par Dobbs, lui dictaient de chercher le passage du côté ouest de la baie d’Hudson près du 65° de latitude nord, le point le plus au nord qu’avait atteint Scroggs lors de son voyage de 1722. Une fois engagé dans le passage, Middleton devait effectuer une rapide reconnaissance puis rebrousser chemin afin de permettre à une expédition de plus grande envergure d’aller confirmer sa découverte. Ce rêve d’une courte route commerciale vers l’orient, qui avait attiré tant de marins anglais dans les baies et les golfes obstrués par les glaces du nord-est de l’Amérique, n’avait rien perdu de sa séduction, mais pour le moment Middleton avait des soucis plus immédiats. Le retard à quitter l’Angleterre (six semaines après les bateaux de la compagnie) fit que l’expédition n’atteignit la côte ouest de la baie d’Hudson qu’à la fin de juillet ; en plein brouillard, avec la menace toujours imminente que les glaces forment des embâcles, Middleton décida d’hiverner à Churchill et d’entreprendre des recherches l’été suivant.

L’hiver passé à Churchill, le plus septentrional et le plus froid des postes de la compagnie, où les hommes de Middleton étaient misérablement logés dans le « vieux fort » presque abandonné, constitua une épreuve qui, soutiendra Dobbs par la suite, « abattit le courage des hommes ». Il y avait plus de vérité dans cette affirmation de Dobbs que dans la plupart de ses accusations, car dix hommes périrent du scorbut, beaucoup d’autres en furent atteints ou durent subir des amputations d’orteils gelés. Le 1er juillet 1742, néanmoins, les vaisseaux de Middleton mirent à la voile sous l’œil de l’agent, James Isham, quelque peu soulagé ; ce dernier écrivit au comité de Londres que Middleton avait été « un invité des plus gênants ». Le 12 juillet, Middleton était rendu au-delà de la pointe Whalebone (Whale Point) visitée par Scroggs, le point le plus au nord atteint auparavant par des explorateurs. De l’autre côté d’une pointe de terre située au 65°10’ de latitude nord, que Middleton nomma cap Dobbs, s’ouvrait une baie qu’il baptisa Wager en l’honneur de sir Charles Wager. Pendant trois semaines, des masses de glace en mouvement emprisonnèrent les vaisseaux dans la baie de Wager, accordant ainsi à Middleton le temps d’envoyer quatre groupes de reconnaissance dans des embarcations afin d’explorer la région. Les rapports qu’ils firent au retour étaient de nature à convaincre Middleton que les vaisseaux étaient ancrés dans un bras de mer ou dans une rivière, rien de plus, et lorsque les glaces se retirèrent, au début d’août, les vaisseaux se frayèrent un chemin pour sortir de la baie de Wager afin de poursuivre le voyage vers le nord par le détroit de Roes Welcome. Une marée si forte qu’on pouvait difficilement gouverner les bateaux suscita la conjecture enthousiaste qu’on se trouvait à l’entrée du passage mais, le 6 août, Middleton nota dans son journal : « À notre grand désappointement nous avons vu la terre à partir du rivage inférieur s’allonger vers le nord-ouest et rejoindre la rive ouest pour former une profonde baie. Ainsi s’évanouissaient nos espoirs en l’existence d’un passage de ce côté. » Le détroit de Roes Welcome était une baie fermée dont Middleton nomma l’extrémité nord baie de Repulse, et le flux qui s’y engouffrait venait non du Pacifique mais d’un détroit bloqué par les glaces dans l’angle nord-est du Welcome ; Middleton lui donna le nom de Frozen Strait (détroit Gelé). À toutes fins pratiques, l’expédition était terminée. Au retour, on procéda pour la forme à un examen de la côte ouest de la baie et, tout comme ceux qui avaient passé là avant lui, Middleton prit l’inlet de Chesterfield pour une profonde baie. À certains moments, au cours du lugubre voyage de retour en Angleterre, seulement deux hommes, sur le Furnace, étaient en mesure de prendre la roue et les officiers durent exécuter le travail des matelots pour maintenir le sloop à flot.

Moins d’un mois après le retour de l’expédition, Middleton, faisant ainsi la démonstration de sa vigueur, était déjà prêt à livrer à la Royal Society réunie en assemblée le fruit de ses observations sur les conditions climatiques de Churchill, de même que quelques notes sur les latitudes et longitudes et les variations magnétiques ; cette étude lui mérita la médaille Copley décernée par la société. Il n’y avait aucune incertitude dans l’esprit de Middleton quant aux conclusions à tirer de l’expédition mais, au printemps de 1743, Dobbs prétendit que la baie de Wager était en réalité un détroit, et des membres de l’équipage, notamment Edward Thompson, John Wigate et John Rankin se présentèrent pour jurer que Middleton avait délibérément caché l’existence du passage. Ainsi débuta une interminable querelle fertile en propos injurieux, qui trouva son prolongement dans une enquête peu concluante menée par l’amirauté en mai 1743 et aussi dans la publication de cinq livres et brochures de la plume de Middleton et de trois autres sous la signature de Dobbs. La conduite de Dobbs trouve son explication dans la première requête qu’il adressa à Middleton, en janvier 1743, dans laquelle il le priait d’admettre que l’existence du passage demeurait toujours une possibilité et qu’en conséquence « cette présomption pourrait constituer un important mobile pour ouvrir la baie au commerce ». À partir de ce moment, la question du passage s’inscrivit dans un plan plus ambitieux qui était d’abolir le monopole commercial de la Hudson’s Bay Company ; par suite du refus catégorique de Middleton d’admettre que le passage pouvait encore être découvert, il ne restait plus qu’à discréditer sa façon de mener l’expédition. Sauf sur un point, Middleton avait raison sur toute la ligne : la baie de Wager était un bras de mer sans issue (comme Moor le constatera en 1747) ; le Frozen Strait existait vraiment, la marée et les baleines le franchissaient pour atteindre le détroit de Roes Welcome (Edward Parry* en fit la remarque en 1821). Middleton commit sa seule erreur lors du voyage de retour lorsque, aux prises avec son équipage défaillant et démoralisé, il ne sut pas distinguer l’inlet de Chesterfield. Son exploit est à tous autres égards digne d’éloges. La carte qu’il dressa des découvertes de l’expédition, et qui parut en 1743, fournit le premier tracé reconnaissable du littoral occidental de la baie d’Hudson et reproduit les accidents géographiques les plus importants à l’exception toutefois de l’inlet de Chesterfield.

Tant que dura cette ennuyeuse querelle pamphlétaire, l’amirauté n’offrit pas d’autre commandement de vaisseau à Middleton, et jusqu’en mai 1745 il dut puiser à même son capital pour subsister ; à cette date on lui confia la direction d’un minuscule sloop, le Shark. Middleton n’en continua pas moins à multiplier les requêtes auprès de l’amirauté afin que lui soit confié, disait-il, « le commandement d’un bâtiment plus gros par lequel je puis espérer refaire la fortune que j’ai perdue en tentant de rendre service à mon pays » ; ses sollicitations demeurèrent lettre morte. En 1747, il fut impliqué dans un incident au cours duquel il frappa son maître d’équipage. L’officier chargé de l’enquête conclut ainsi : « Je crains [...] qu’il ne soit irascible, ce contre quoi je l’ai mis en garde. » Il n’y a pas lieu de s’étonner qu’au retour de la paix, en 1748, Middleton ait été placé en demi-solde à 4 shillings par jour, tout comme bon nombre d’autres officiers. Les procès-verbaux de la Hudson’s Bay Company accusent réception de deux lettres de Middleton, la première en décembre 1751 et la seconde en février 1752, peu de temps après le congédiement du capitaine William Coats ; si toutefois Middleton cherchait un rengagement, il en fut pour ses frais. Ce navigateur compétent, cet hardi explorateur dont la carrière fut brisée par une malicieuse campagne de dénigrement demeura en demi-solde jusqu’à la fin de ses jours ; il mourut le 12 février 1770.

Il existe quelque incertitude quant à l’état de fortune de Middleton pendant les dernières années de sa vie. Le Monthly Review de 1784 contient à son sujet un passage navrant : « Il mourut il y a quelques années, près de Guisborough dans le Yorkshire, dans le plus complet dénuement et la plus grande détresse : il avait depuis longtemps été dans l’obligation de se départir de la médaille d’or, sir Godfrey Copley [...]. Ses enfants, dont quatre filles, élevés dans l’aisance et le luxe, fruits du labeur du début de sa carrière, le précédèrent tous dans la tombe, si notre mémoire est bonne ; certains d’entre eux, cependant, se trouvaient dans une situation plus misérable que la sienne. » Cette affirmation est contredite par les rapports locaux selon lesquels Middleton mourut et fut inhumé à Norton dans le comté de Durham (son lieu de résidence certain depuis le temps où il était au service de la Hudson’s Bay Company) et aussi par son testament signé en décembre 1769. Il y était fait mention d’une fille, Judith, née de son premier mariage, de sa deuxième femme, Jane (antérieurement sa domestique d’après les sources locales), à qui il léguait £40, et aussi de deux filles et d’un fils nés de son second mariage. La médaille Copley était léguée à son fils ; ses livres et ses instruments de même qu’une somme non spécifiée, constituée de rentes sur la South Sea Company, étaient laissés conjointement aux trois enfants. Même si les biens en cause semblent de peu d’importance, le testament révèle que Middleton, quoique dans une situation financière assez précaire au cours de sa retraite forcée, n’est toutefois pas mort indigent.

Glyndwr Williams

Il est fait mention des états de service de Middleton à la Hudson’s Bay Company dans HBC Arch. A.1/34–35, A.1/120–122 ; une note au sujet de ses lettres à la compagnie en 1751 et 1752 se trouve dans A.1/39. Le journal de bord et le journal de Middleton sur le Furnace, 1741–1742, sont conservés aux PRO, Adm. 51/379, pt. I-III. Les détails sur l’appareillage en vue de l’expédition sont consignés aux PRO, Adm. 1/2 099 ; 2/57, 2/202, 2/473 ; 3/45 ; S.P. 42/81, 43/103 ; et aux HBC Arch. A.1/35, A.2/1. L’enquête de l’Amirauté sur la conduite de Middleton est consignée dans PRO, Adm. 1/2 099, 2/479, 3/47. Des mentions au sujet de son service entre 1745 et 1748 sont faites dans 1/2 105–2 106 ; des renseignements au sujet de sa mise en demi-solde et de sa mort se trouvent dans 25/35–78. Le testament de Middleton est conservé aux PRO, Prob. 11/963.

Les plus importantes sources publiées à l’époque sont les livres écrits par Middleton et Dobbs entre 1743 et 1745, qui donnent, en les répétant, tous les détails des événements survenus depuis leurs premières rencontres en 1735. On trouvera la liste de leurs ouvrages dans Williams, British search for the northwest passage.

Les travaux scientifiques de Middleton sont publiés dans Philosophical Transactions (Londres), XXXIV (1726–1727) : 73–76, et XLII (1742–1743) : 157–171. La carte marine qu’il a dessinée a été publiée en 1743 sous le titre de Chart of Hudson’s Bay and Straits, Baffin’s Bay, Strait Davis and Labrador Coast (Londres).

Certaines informations sur les dernières années de Middleton nous sont données par John Brewster, The parochial history and antiquities of Stockton upon Tees [...] (2e éd., Londres, 1829), 374–380. Voir aussi : Monthly Review or Literary Journal (Londres) LXX (1784) : 469. Une esquisse biographique est publiée dans HBRS, XII (Rich et Johnson), 325–334. Pour connaître les vues divergentes de deux auteurs modernes, consulter : Desmond Clarke, Arthur Dobbs, esquire, 1689–1765 : surveyor-general of Ireland, prospector and governor of North Carolina (Londres, 1958) et Williams, British search for the northwest passage.  [g. w.]

Bibliographie générale

Comment écrire la référence bibliographique de cette biographie

Glyndwr Williams, « MIDDLETON, CHRISTOPHER », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 22 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/middleton_christopher_3F.html.

Information à utiliser pour d'autres types de référence bibliographique

Permalien: http://www.biographi.ca/fr/bio/middleton_christopher_3F.html
Auteur de l'article:   Glyndwr Williams
Titre de l'article:   MIDDLETON, CHRISTOPHER
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1974
Année de la révision:   1974
Date de consultation:   22 septembre 2014