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RASTEL DE ROCHEBLAVE, PIERRE DE, trafiquant de fourrures, homme d’affaires, officier de milice, juge de paix, homme politique et fonctionnaire, né le 9 mars 1773 à Kaskaskia (Illinois), fils de Philippe-François de Rastel de Rocheblave et de Marie-Michelle Dufresne ; le 9 février 1819, il épousa à Montréal Anne-Elmire Bouthillier, et ils eurent neuf enfants ; décédé le 5 octobre 1840 à Coteau-Saint-Louis, dans l’île de Montréal.

Philippe-François de Rastel de Rocheblave, parfois appelé le chevalier de Rocheblave, arriva en Nouvelle-France pendant la guerre de Sept Ans et semble avoir combattu dans la région de l’Ohio. En 1760, il était au fort de Chartres (près de Prairie du Rocher, Illinois), et au cours des années qui suivirent il s’établit à Kaskaskia à titre d’officier dans les troupes de la Marine. Vers 1765, il quitta cette localité, passée aux mains des Britanniques, pour se fixer à Sainte-Geneviève (Ste Genevieve, Missouri), sur la rive occidentale du Mississippi, territoire que la France avait cédé à l’Espagne. Le chevalier de Rocheblave y assuma le commandement des Illinois pour le compte des Espagnols. Vers 1773 ou 1774, à la suite de démêlés avec le gouverneur espagnol de La Nouvelle-Orléans, il retraversa le Mississippi pour s’établir de nouveau à Kaskaskia où il devint peu après commandant, cette fois au service des Britanniques. En juillet 1778, les troupes américaines, sous le commandement de George Rogers Clark, le firent prisonnier et l’envoyèrent en Virginie. Au printemps de 1780, après, semble-t-il, s’être évadé, il parvint à gagner New York, encore aux mains des Britanniques. Au lendemain de la guerre d’Indépendance américaine, le chevalier de Rocheblave s’établit à Montréal avec sa famille, puis à Varennes à compter de 1789. Après s’être intéressé pendant quelque temps au commerce des fourrures, il fut député de Surrey à la chambre d’Assemblée du Bas-Canada de 1792 jusqu’à sa mort, le 22 avril 1802. Peu auparavant, en mai 1801, on l’avait nommé greffier du papier terrier.

Pierre de Rastel de Rocheblave s’engagea lui aussi dans la traite des fourrures. Dès 1786, il semble s’être occupé des intérêts de son père, à Detroit. À cette époque, le chevalier de Rocheblave achetait des marchandises de traite à Montréal, qu’il acheminait ensuite à Detroit ; il était en relations d’affaires avec, entre autres, Étienne-Charles Campion*, Richard Dobie*, James Fraser et Jean-Baptiste Barthe, beau-frère et agent de John Askin*. Par la suite, Pierre fut commis à Detroit pour le compte de « Messieurs Grant, Alexr Mackenzie [Alexander McKenzie*] et Mcdonell [peut-être John McDonald* of Garth] ». De décembre 1797 à mai 1798, il séjourna à Montréal où, grâce sans doute à l’argent qu’il avait amassé durant la décennie précédente, il engagea 12 voyageurs pour aller à Michillimakinac (Mackinac Island, Michigan) et dans la région du Mississippi.

Le 20 octobre 1798, Rocheblave fut l’un des membres fondateurs de la New North West Company (appelée parfois la XY Company) [V. John Ogilvy*] ise sur pied pour concurrencer la North West Company qui dominait la traite dans le Nord-Ouest. L’un des six associés hivernants de la nouvelle compagnie, Rocheblave se vit confier la direction du département de l’Athabasca. Rapidement, la concurrence entre les deux compagnies devint très vive et dégénéra parfois en actes de violence. En 1803, Rocheblave fut lui-même indirectement impliqué dans l’un de ces incidents. Son commis Joseph-Maurice Lamothe* tua James King, commis de John McDonald of Garth, de la North West Company. Ce dernier, qui a relaté l’événement dans son journal, n’en tint cependant pas rigueur à Rocheblave qu’il qualifia même de « gentleman ».

Au moment de la fusion de la XY Company et de la North West Company, conclue le 5 novembre 1804, Rocheblave était le seul Canadien avec Charles Chaboillez* à accéder au rang de « bourgeois » de la North West Company réorganisée. On lui confia alors la direction du département de la Rivière-Rouge, qu’il assuma jusqu’en 1807. Cette année-là, au rendez-vous annuel, on nomma Rocheblave responsable du département de l’Athabasca, puis, à l’été de 1810, de celui de Pic, sur le lac Supérieur. L’hiver suivant, il ordonna à son commis d’affamer le traiteur indépendant Jean-Baptiste Perrault et ses deux engagés, installés sur la rivière Pic. En février 1811, Perrault dut recourir à l’aide de Rocheblave pour sa subsistance, et ce dernier en profita pour obtenir à vil prix ses marchandises de traite.

À l’été de 1811, un incident survenu pendant le rendez-vous annuel des agents et des hivernants de la North West Company, au fort William (Thunder Bay, Ontario), indique sans équivoque l’influence qu’avait acquise Rocheblave. Le 28 janvier précédent, à New York, William McGillivray*, John Richardson* et John Jacob Astor avaient conclu une entente pour mettre sur pied la South West Fur Company. Selon cet accord, on devait répartir les actions de la nouvelle firme entre Astor lui-même et les deux firmes montréalaises McTavish, McGillivrays and Company et Forsyth, Richardson and Company. De plus, la North West Company devait céder à la future South West Fur Company tous ses postes de traite établis en territoire américain. Enfin, cet arrangement ne deviendrait valide qu’après l’approbation des membres de la North West Company. Or, lorsque McGillivray en soumit les termes en juillet 1811 aux hivernants réunis, plusieurs s’y opposèrent fermement. Après moult discussions, McGillivray parvint finalement à rallier les dissidents en proposant Rocheblave à titre de gérant de la nouvelle compagnie.

Toutefois, il semble que la guerre entre les États-Unis et l’Angleterre ait retardé le début des activités de la South West Fur Company et permis à la North West Company de consolider son emprise sur la traite en territoire américain. De toute façon, Rocheblave n’eut guère le temps de s’occuper de sa charge car, le 2 octobre 1812, il devint capitaine dans le Corps of Canadian Voyageurs recruté parmi le personnel de la North West Company. Après le licenciement de cette unité, il fit partie de l’état-major de la milice sédentaire du Bas-Canada, avec le grade de major des « Tribus Sauvages et des Pays conquis », comme le précisait sa commission du 1er septembre 1814.

Au cours des années qui suivirent la guerre de 1812, le rôle de Rocheblave dans le monde du commerce des fourrures s’accrut sensiblement. Le 6 février 1815, la Forsyth, Richardson and Company, la McTavish, McGillivrays and Company, la North West Company et Rocheblave s’associèrent en vue de former une nouvelle entreprise commerciale pour une durée de huit ans. De cette nouvelle entreprise sans nom, chacune des trois firmes composantes détenait neuf actions, et Rocheblave en avait trois. Ce dernier bénéficia en plus d’un salaire annuel de £500. En contrepartie, il s’engageait à « faire les préparatifs nécessaires pour l’envoi annuel des articles de traite, embaucher et engager les hommes, fournir des bateaux et des canots, des provisions, etc., emballer et transporter les marchandises, et de façon générale s’occuper de tout ce qui s’appelle envoi des articles de traite ; il [devait] gérer et régler les opérations de l’entreprise à Michillimakinac ou à tout autre endroit susceptible de convenir aux transactions de l’entreprise, classer et emballer les fourrures à expédier, et fournir à temps à chaque automne une liste exacte des marchandises nécessaires pour l’année à venir ».

Quelques mois plus tard, la Forsyth, Richardson and Company, la McTavish, McGillivrays and Company ainsi que Rocheblave conclurent une nouvelle entente avec Astor pour faire conjointement la traite en territoire américain pendant cinq ans. Toutefois, cet accord prit fin prématurément. En avril 1816, le Congrès américain adopta une loi qui limitait l’octroi des permis de traite sur le territoire des États-Unis aux seuls citoyens de ce pays et, l’année suivante, Astor racheta les intérêts de ses associés canadiens. Entre-temps, le 24 avril 1817, Rocheblave avait succédé à Kenneth MacKenzie* à titre d’agent de la North West Company qui représentait la Sir Alexander Mackenzie and Company. Cette nouvelle nomination lui procurait un salaire annuel de £400 en plus d’un centième des profits de la compagnie. Vers le même temps, on lui confia ainsi qu’à Thomas Thain* la responsabilité du fonds des Voyageurs.

Devenu maître d’œuvre de l’organisation de la traite dans l’Ouest pour les firmes canadiennes, Rocheblave fut inévitablement touché par le conflit qui entoura l’établissement de la colonie de la Rivière-Rouge (Manitoba). Lorsque lord Selkirk [Douglas*] s’empara du fort William en août 1816, il évinça Rocheblave et les autres associés de la North West Company qui s’y trouvaient. Au printemps de 1817, Rocheblave seconda William McGillivray dans son expédition qui aboutit à la reprise du fort. Un an plus tard, on l’appelait à témoigner au procès de Colin Robertson et de quelques autres, accusés d’avoir détruit le fort Gibraltar (Winnipeg) au printemps de 1816 ; le procès se solda par l’acquittement des accusés.

Par ailleurs, au début de 1818, Rocheblave s’occupa d’organiser le transport de deux des premiers missionnaires catholiques dans l’Ouest. En février, Mgr Joseph-Octave Plessis* avait confié à l’abbé Pierre-Antoine Tabeau* le soin de préparer le voyage de quatre missionnaires, les abbés Joseph-Norbert Provencher*, Sévère Dumoulin*, Joseph Crevier, dit Bellerive, et le séminariste William Edge. Pour préserver l’indépendance des missionnaires, Tabeau proposa le transport de deux d’entre eux par la North West Company et des deux autres par la Hudson’s Bay Company. Lord Selkirk s’opposa à l’engagement de plusieurs des hommes que lui proposa Tabeau tandis que Rocheblave lui laissa au contraire le choix des voyageurs et le conduisit jusqu’au fort William. De plus, il fournit aux missionnaires des lettres de recommandation pour les postes de la North West Company et, à la grande satisfaction des autorités ecclésiastiques, se chargea de faire parvenir leur courrier à Montréal.

En juillet 1821, lorsque Nicholas Garry* se rendit au fort William pour régler les détails de la fusion de la North West Company avec la Hudson’s Bay Company, Rocheblave, qui s’y trouvait, reçut la responsabilité de dresser l’inventaire des biens de la North West Company. Il semble avoir consacré quelques années à cette tâche ; ainsi en septembre 1822 il se rendit dans ce but à Tadoussac, au Bas-Canada, en compagnie de John Stewart.

Deux mois plus tard, à Montréal, on forma la McGillivrays, Thain and Company pour liquider les affaires de la McTavish, McGillivrays and Company et gérer à titre d’agent les intérêts de la Hudson’s Bay Company dans le district de Montréal. Mais en août 1825, Thomas Thain, qui dirigeait les affaires de la firme à Montréal, ploya sous la charge et rentra en Grande-Bretagne. Au mois de février 1826, Simon McGillivray confia à Rocheblave l’administration des affaires de la Hudson’s Bay Company. Son passage à ce poste fut cependant bref, car dans une lettre adressée aux dirigeants de la compagnie à Londres, en date du 14 juin 1826, le gouverneur George Simpson* écrivait : « De Rocheblave s’est acquitté très efficacement et correctement de la gestion intérimaire des affaires de la compagnie ici à Montréal. Ses responsabilités ont maintenant pris fin. » Rocheblave agit cependant à titre d’agent de la Hudson’s Bay Company à Trois-Rivières en 1826 et 1827 avant de se retirer définitivement du commerce des fourrures où il avait travaillé pendant près de quatre décennies.

Même s’il avait déjà atteint le milieu de la cinquantaine, Rocheblave n’était pas de tempérament oisif. Depuis une dizaine d’années déjà, il canalisait ses avoirs dans l’accumulation de biens fonciers, en particulier à Coteau-Saint-Louis ; il finit d’ailleurs par en acquérir une partie. C’est à cet endroit qu’il s’était établi avec sa jeune femme en 1819, dans la propriété qui avait appartenu à Joseph Frobisher*. Au fil des années, Rocheblave acquit aussi au moins 12 terres, sinon davantage, dans les seigneuries de Châteauguay et de La Salle. Il affermait ces terres, tout comme il louait ses propriétés et ses boutiques situées à Montréal. Il devint en outre propriétaire de 1 000 acres dans le canton de Bristol, sur la rivière des Outaouais. Par ailleurs, il fut aussi l’un des associés de la firme montréalaise LaRocque, Bernard & Cie, en affaires de 1832 à 1838. Il fut encore l’un des quatre Canadiens à promouvoir la construction du premier chemin de fer du Bas et du Haut-Canada, le chemin à lisses de Champlain et du Saint-Laurent, avec son beau-père Jean Bouthillier ainsi que François-Antoine La Rocque* et Joseph Masson.

En dépit de ses nombreuses activités, Rocheblave prit part à la vie politique. Fils et frère d’ex-députés, il représenta la circonscription de Montréal-Ouest à l’Assemblée de 1824 à 1827. Puis, le 9 janvier 1832, on l’appela au Conseil législatif. Quand on remplaça en 1838 ce conseil par le Conseil spécial, il en devint aussi membre et le demeura jusqu’à sa mort. D’un naturel plutôt conciliant, il a toujours maintenu une attitude modérée en politique, à une époque passablement troublée où les prises de position radicales étaient monnaie courante. À l’Assemblée, il vota tantôt avec le bloc des députés patriotes, tantôt avec celui qui appuyait le gouvernement, ce qui n’empêcha cependant pas Louis-Joseph Papineau* de lui manifester sa confiance. Plus tard, même si parfois l’attitude du gouverneur le choquait, en particulier celle de lord Aylmer [Whitworth-Aylmer], Rocheblave ne radicalisa pas pour autant ses positions. En novembre 1837, il signa même avec 11 autres magistrats canadiens une adresse aux habitants du district de Montréal, qui les exhortait à s’abstenir de toute violence. En janvier suivant, il signa, à titre de président cette fois, une déclaration des vues et des motifs de l’Association loyale canadienne du district de Montréal, association qui faisait circuler une requête hostile au projet d’union. Cette attitude conciliante n’eut cependant pas l’heur de plaire à certains patriotes dont Louis-Victor Sicotte* qui, dans une lettre adressée à Ludger Duvernay*, qualifia Rocheblave d’incapable et de pygmée. Pourtant, en décembre 1838, Rocheblave fut de ceux qui témoignèrent devant le conseil de guerre en faveur du jeune patriote Guillaume Lévesque*, qui échappa de justesse à la potence.

Actif en affaires et en politique, Rocheblave assuma de surcroît plusieurs charges à caractère public : marguillier de la paroisse Notre-Dame de Montréal en 1817, juge de paix du district de Montréal en 1821, juré de la Cour d’audition et de jugement des causes criminelles en 1823, trésorier du comité chargé de la construction de la nouvelle église Notre-Dame en 1824, commissaire responsable de l’exploration du territoire compris entre les rivières Saint-Maurice et des Outaouais en 1829, grand juré à la Cour du banc du roi et commissaire de la voirie la même année, commissaire chargé du secours aux aliénés et aux enfants abandonnés, chargé de surveiller la construction du canal de Lachine et chargé de la construction d’une prison dans le district de Montréal en 1830, commissaire responsable de la délimitation de la frontière entre le Bas et le Haut-Canada en 1831, commissaire responsable de la réfection de la propriété du gouvernement située à Montréal en 1832, commissaire chargé de l’érection civile des paroisses pendant plusieurs années à compter de 1832, et commissaire responsable de la construction d’une prison et d’un palais de justice dans le comté de Missisquoi en 1834. De plus, en 1836, après l’expiration de la charte de Montréal, on créa la Cour des sessions spéciales de la paix pour administrer les affaires municipales et Rocheblave en fut nommé membre. L’année suivante, il reçut une commission qui l’autorisait à administrer le serment d’allégeance.

Expliquer le fait que Pierre de Rastel de Rocheblave ait atteint les plus hautes sphères du monde économique et politique de son milieu par ses seules origines sociales serait pour le moins hasardeux. Certes, son père avait occupé un poste de gouverneur au sein de l’administration coloniale, mais dans une région fort secondaire ; il avait aussi été député, mais à une époque où ce titre ne conférait pas nécessairement un rang privilégié ; enfin, il tâtait du commerce des fourrures au moment où Rocheblave fit ses débuts, mais il n’y amassa pas fortune, bien au contraire. En réalité, l’ascension sociale de Pierre de Rastel de Rocheblave semble tenir davantage à sa personnalité, caractérisée par la détermination et un fort sens de la conciliation dans ses rapports humains. La plupart des témoignages de ses contemporains l’attestent. Par ailleurs, seule l’aînée des enfants de Rocheblave put profiter pleinement de sa réussite, car les autres moururent jeunes. Dans le Tout-Montréal de la fin du xixe siècle, sa fille Louise-Elmire tint un salon qui fut longtemps le rendez-vous des visiteurs de marque, où elle « donnait des dîners magnifiques qui duraient [des] heures ». Elle mourut célibataire à Montréal, le 9 août 1914, et avec elle s’éteignait la lignée canadienne des Rastel de Rocheblave.

Pierre Dufour et Marc Ouellet

Les papiers de famille et la correspondance de Pierre de Rastel de Rocheblave ont disparu dans l’incendie de la maison de madame de Rocheblave, en 1860. Les sources qui peuvent nous éclairer sur les activités de Rocheblave sont très éparses et, par conséquent, difficiles et longues à rassembler. Cette situation explique sans doute en partie pourquoi Rocheblave n’a pas tenu, dans l’historiographie canadienne, une place proportionnelle à son importance réelle.  [p. d. et m. o. ]

ANQ-M, CE1-51, 15 janv. 1820, 26 juin, 11 juill. 1821, 1er nov. 1822, 9 sept. 1824, 10 déc. 1826, 14 févr. 1830, 7 juin, 10 juill. 1832, 27 déc. 1834, 30 avril 1835, 3 janv. 1838, 8 oct. 1840, 22 mars 1844, 2 mai 1846 ; CN1-28, 7 déc. 1820 ; CN1-134, 2 mai 1816, 8–9 avril 1817, 17 mars 1819, 3, 7 oct., 29 déc. 1820, 9 févr., 3 mai 1821, 7 janv., 27 avril 1822, 5 août 1823, 30 oct. 1826, 12 juin 1827, 18 janv., 1er mars, 11 avril, 24, 31 mai, 16 juill. 1828, 24 févr., 1er oct. 1829, 23 oct. 1830, 12 janv., 13, 31 mai, 20 juill., 6 août 1831, 19 sept., 27 déc. 1832, 22 juill. 1833, 10 juin 1835, 23 nov. 1836, 12 oct., 10 nov. 1837, 25, 31 janv., 5 févr., 30 mai, 13 oct. 1838, 19 janv., 20 avril 1839 ; CN1-167, 23 juin, 28 sept. 1802, 24, 29 mars 1813 ; CN1-192, 1er août 1835, 29 avril 1836, 9 avril 1839 ; CN1-194, 6 févr. 1819, 9 nov. 1831 ; CN1-216, 6, 26 mars, 5 juill. 1838 ; CN1-224, 23 sept. 1836, 12 oct. 1840, 18 juin, 29 juill. 1841, 12 juill. 1842, 19 sept. 1844, 2 avril 1845 ; CN1-269, 12 juin 1813 ; CN1-320, 20 mai 1835 ; CN1-396, 3 févr. 1836, 30 nov. 1838.— ANQ-Q, P-362/1.— APC, Coll. nationale des cartes et plans, H1/300, 1831 ; MG 8, G14 ; MG 19, B3.— ASQ, Fonds Viger-Verreau, Sér. 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Bibliographie générale

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Pierre Dufour et Marc Ouellet, « RASTEL DE ROCHEBLAVE, PIERRE DE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 7, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 19 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/rastel_de_rocheblave_pierre_de_7F.html.

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Auteur de l'article:   Pierre Dufour et Marc Ouellet
Titre de l'article:   RASTEL DE ROCHEBLAVE, PIERRE DE
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 7
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1988
Année de la révision:   1988
Date de consultation:   19 septembre 2014