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CASE, WILLIAM, ministre méthodiste, né le 27 août 1780 dans le canton de Swansea, Massachusetts ; le 4 mai 1829, il épousa Hester Ann Hubbard*, et ils eurent une fille, puis le 28 août 1833 Eliza Barnes, et de ce mariage naquit une fille ; décédé le 19 octobre 1855 à Alderville, Haut-Canada.

William Case était le fils aîné de George Case, fermier d’ascendance anglaise dont la famille avait immigré dans le Massachusetts au xviie siècle. Les Case étaient probablement baptistes et, dans la tradition de la Nouvelle-Angleterre, ils devaient se préoccuper d’alphabétisation. En février 1803, « après des années d’influence religieuse et une existence de pécheur », William Case se convertit. Deux ans plus tard, il fut admis à l’essai comme ministre itinérant par la Conférence de New York de l’Église méthodiste épiscopale et affecté à la circonscription ecclésiastique de la baie de Quinte, dans le Haut-Canada.

L’Église méthodiste épiscopale était l’une des sectes les plus résolument évangéliques des États-Unis. Très tôt, elle avait répondu aux appels des anciens résidents des États du Nord qui s’étaient installés dans le Haut-Canada et, dès 1805, le district du Haut-Canada était solidement établi. Pour cette région comme pour l’ensemble de l’Église, les évêques méthodistes recrutaient des jeunes gens qui étaient attirés par les enseignements de la secte et capables de susciter des expériences de conversion chez leurs auditeurs. La rédemption des péchés par la foi était le premier pas vers la perfection chrétienne, qui ne pouvait elle-même être atteinte que par une vie disciplinée. L’organisation méthodiste dépendait donc de la sélection minutieuse de nombreux évangélistes et, parmi eux, d’un petit nombre qui sauraient administrer les circonscriptions ecclésiastiques et promouvoir la quête de la sainteté sur terre.

Dès l’abord, Case dut être identifié comme un être plein de promesses. Décrit par le ministre méthodiste Nathan Bangs* comme un homme d’environ « cinq pieds huit pouces, bien proportionné en tous points », il avait « un visage à l’expression agréable, alors qu’il se dégageait de sa personne une solennité qui ne pouvait guère manquer de donner l’impression que son esprit était avant tout occupé des choses de l’au-delà ». Lecteur et étudiant consciencieux, Case était aussi un prédicateur ardent et assidu qui était déterminé à « consacrer tout [son] temps, tous [ses] talents et [ses] biens, jusqu’à [sa] vie au service de Dieu ». Bangs nota qu’il avait une voix claire et qu’il « parlait facilement et d’abondance ». Ses sermons « abordaient plus des questions de pratique et d’expérience que des questions de doctrine » et son succès provenait en partie de ce qu’il était « l’un des hommes les plus francs, amicaux et obligeants » qui soient. Il n’hésitait pas à parcourir 2 500 milles et à prononcer 360 sermons en une année. Son journal de 1808–1810 révèle une personnalité humble et mal assurée, un homme qui souffrait d’être éloigné de sa famille, un être souvent assailli de doutes quant à ses talents et à sa vocation mais encouragé et réconforté par des réflexions spirituelles mêlées d’extase. Cette combinaison de qualités et son goût pour le chant, tant en chaire qu’ailleurs, inspiraient de l’affection aux membres de ses congrégations et faisaient en sorte que les sceptiques et les tièdes étaient bien disposés envers lui. Ses collègues et ses supérieurs reconnurent très tôt ses talents de prédicateur, sa loyauté et sa minutie.

Case fut ordonné diacre en 1807 et élevé à la dignité de ministre en 1808. Après un an dans la circonscription d’Ancaster (1808–1809), on lui demanda de reprendre le travail entrepris par Bangs en 1804 et d’ouvrir une nouvelle circonscription dans cette région éloignée qu’était la basse vallée de la rivière Thames. En 1810, il devint ministre faisant office de président du district de Cayuga, dans la nouvelle Conférence de Genesee. Il ne devait jamais reprendre son existence de ministre itinérant. Pendant les années de guerre, de 1812 à 1815, il fut président de district aux États-Unis, puis, en 1815, il revint dans le Haut-Canada avec le titre de président du district du Haut-Canada, qui s’étendait de Detroit à Kingston. Pendant le reste de sa carrière, Case vécut et travailla dans les Canadas.

En dépit des bouleversements engendrés par la guerre, le méthodisme canadien se raviva rapidement après 1815, non sans souffrir, cependant, des conflits qui opposaient les ministres de l’Église méthodiste épiscopale aux missionnaires wesleyens de la Conférence wesleyenne britannique. En raison de son origine américaine et de sa position dominante dans la Conférence de Genesee, Case était qualifié, de manière vindicative et probablement inexacte, de « méthodiste républicain ». Il fut élu membre de la conférence générale de 1820, où il contribua dans une certaine mesure à apaiser la tension entre les deux Églises. Il reconnaissait toutefois qu’un changement se produisait dans l’association des groupes méthodistes du Haut-Canada avec l’organisme américain qui les coiffait. À la conférence générale de 1824, il préconisa avec succès la formation d’une conférence distincte dans le Haut-Canada. À titre de président de district de la nouvelle Conférence canadienne et de secrétaire de cette organisation de 1824 à 1827, il aida à contenir l’attaque que son ancien ami et confrère, Henry Ryan*, lança contre la conférence, attaque inspirée en partie par le mécontentement constant que suscitaient les liens de la conférence avec les États-Unis. Conformément aux décisions prises par la conférence générale de 1824, l’Église méthodiste épiscopale en Canada, indépendante, fut établie en 1828 avec le consentement de l’Église des États-Unis. Case fut élu surintendant général temporaire et surintendant des missions indiennes de la conférence générale. Il fut aussi nommé, avec George Ryerson* et James Richardson*, membre d’un comité qui devait favoriser l’amélioration des relations amicales avec les wesleyens britanniques.

De toute évidence, les méthodistes canadiens entendaient créer un épiscopat semblable à celui de l’Église méthodiste des États-Unis et s’attendaient à conférer à leur prédicateur le plus populaire la dignité de surintendant général ou d’évêque. Mais, apparemment, Case n’avait pas la stature, l’assurance ou l’ambition voulues. Quoi qu’il en soit, même s’il fut élu surintendant général temporaire chaque année jusqu’en 1833, il s’attacha avant tout, dès 1828 et jusqu’à la fin de sa vie, à promouvoir le bien-être des missions indiennes, dont il fut en fait le fondateur.

En 1820, plusieurs milliers d’Indiens vivaient dans le Haut-Canada, dont la majorité des membres des Six-Nations, qui occupaient leurs terres de la rivière Grand, plusieurs groupes de Sauteux et quelques membres de tribus américaines. Ils avaient été exposés à des degrés divers aux mœurs, aux opérations commerciales, aux valeurs culturelles et à la religion des Blancs. À quelques exceptions près, ces contacts ne les avaient pas poussés à s’assimiler à la culture de ces derniers ; ils les avaient plutôt démoralisés et avaient ébranlé leurs convictions sociales et religieuses. Ils étaient sans cesse refoulés par les vagues de colonisation, processus symbolisé par les cessions de terres qu’ils faisaient régulièrement. La plupart des Blancs prenaient probablement pour acquis qu’ils finiraient par se retirer dans les régions sauvages ou par devenir tout à fait invisibles.

Une des premières circonscriptions dans laquelle Case avait œuvré se trouvait dans la région d’Ancaster, de sorte qu’il avait fait la connaissance du chef agnier Henry Tekarihogen* et de quelques membres des Six-Nations. Il semble que dès le début, contrairement à beaucoup de Blancs, il considéra les autochtones comme des êtres humains ouverts aux enseignements chrétiens et en grand besoin d’être sauvés. En 1822, encouragé par l’appui de la conférence générale et de la Conférence de Genesee, il soulignait : « mon esprit a récemment été frappé de l’importance pour nous de tenter d’améliorer leur condition [celle des Indiens], et j’ai abordé la question avec plusieurs de nos frères ». En juin 1823, sa détermination se trouva considérablement renforcée par la conversion de Peter Jones, survenue au cours d’une assemblée en plein air où il prêchait. « Nous pouvons maintenant, expliquait Case, travailler à convertir les gens de sa nation ! » Peter Jones fut accepté à l’essai comme prédicateur itinérant en 1827 et devint le premier ministre indien de la Conférence canadienne. La collaboration entre les deux hommes, amorcée peu après l’entrée de Jones dans la communauté méthodiste, se poursuivit jusqu’à la mort de Case.

Selon Case, « le tempérament des Indiens [...] n’a[vait] guère été compris [...] Si ces gens, ajoutait-il, bénéficiaient de l’instruction et de l’exemple chrétiens, ils seraient aussi capables d’apprendre et aussi ouverts aux bonnes influences que toute autre nation. » En conséquence, avec l’aide de Jones, d’autres Indiens convertis comme Peter Jacobs [Pahtahsega*] et de quelques-uns de ses collègues ministres, il lança un programme systématique d’expansion missionnaire dans le cadre duquel tous les groupes indiens du Haut-Canada allaient pouvoir connaître les enseignements méthodistes. Fortement convaincu que la christianisation et l’occidentalisation faisaient partie d’un même processus, il s’employa avec ses collaborateurs à parrainer la traduction d’hymnes et de textes du Nouveau Testament, à ouvrir des écoles et à enseigner aux autochtones des rudiments de l’agriculture et des techniques des Blancs.

Case était en outre d’avis que les Indiens devaient pouvoir se rassembler dans des villages permanents où une instruction séculière et religieuse leur serait dispensée et qu’il fallait les encourager à le faire. À cette fin, il obtint en 1826 dans la baie de Quinte deux îles dans l’une desquelles (l’île Grape) on construisit des maisons, on rassembla des instruments aratoires et on enseigna aux Indiennes à tenir maison et à faire d’autres travaux. Les deux femmes que Case allait épouser, Hester Ann Hubbard et Eliza Barnes, enseignaient dans l’île. Case sillonna le nord des États-Unis pour recueillir des fonds qui serviraient à soutenir la communauté et à engager de nouveaux instituteurs. Des offices religieux se tenaient régulièrement et les Indiens étaient incités à assister à des réunions trimestrielles et à des assemblées en plein air. En 1828, au moins 79 convertis apprenaient, avec l’aide de Peter Jones, à cultiver des jardins et à vivre comme des Blancs. Écrivant de l’île Grape deux ans plus tard, Case signalerait avec optimisme « la stabilité et la persévérance de la plupart de ceux qui [avaient] brassé l’Évangile ». Un des premiers colons indiens, John Sunday (Shah-wun-dais*], allait lui-même devenir prédicateur méthodiste.

En 1832, devant l’éventualité d’une rivalité avec des représentants de la Conférence wesleyenne britannique, la Conférence canadienne adopta une proposition de John Ryerson* et s’unit à cette dernière, malgré les prises de position passionnées de Case en faveur de l’indépendance. L’année suivante, l’Église méthodiste wesleyenne en Canada était créée et les missions du Haut-Canada passaient sous la responsabilité du surintendant wesleyen Joseph Stinson*. Case fut relégué au rang de « missionnaire général des tribus indiennes » et chargé de « veiller à la traduction des saintes Écritures en langues indiennes ».

Cela n’amoindrit pas le zèle missionnaire de Case. De sa base de Credit Mission (Mississauga), il continua de visiter les autres missions. En 1836, il fut de nouveau élu secrétaire de la Conférence canadienne et, au cours des deux années suivantes, il fonda un nouveau village modèle à Alderville, près du lac Rice, où il habita jusqu’à sa mort. Dans cette nouvelle communauté exemplaire, chaque famille autochtone avait une ferme de 50 acres, une maison et un jardin, et les hommes apprenaient la charpenterie et l’agriculture. Une école et un pensionnat mixte qui insistaient sur les travaux ménagers furent fondés en 1839. À la fin de 1848, un nouvel édifice de trois étages s’ouvrit ; il abritait 26 élèves et pouvait en recevoir 100. En 1852, l’Alderville Industrial School comptait 43 pensionnaires et 35 externes ; on y enseignait l’arithmétique et des rudiments de science et on y fabriquait odes lainages et des tricots. Le succès de cette entreprise avait mené en 1849 à l’établissement de la Mount Elgin Industrial Institution, fondée par Samuel Dwight Rice*. Les deux institutions étaient parrainées conjointement par la British Wesleyan Missionary Society et par le gouvernement provincial et elles étaient soutenues en partie par des sommes prélevées sur les rentes des Indiens. Les missionnaires pouvaient y mettre en pratique leur conviction de « la nécessité de séparer complètement » les enfants « de leurs familles et de leurs amis et de leur interdire tout rapport avec eux jusqu’à ce qu’ils deviennent des créatures tout à fait nouvelles ».

Préoccupé de transformer les Indiens en « créatures nouvelles », Case n’oubliait pas pour autant les intérêts plus vastes du méthodisme canadien. Lorsque l’union de la Conférence wesleyenne britannique et de la Conférence canadienne fut dissoute en 1840, au cours d’une session spéciale de la Conférence canadienne qu’il présidait, son souci des missions indiennes l’amena à épouser la cause des wesleyens car, croyait-il, Dieu leur avait « confié la conversion des tribus indiennes de l’Amérique du Nord britannique ». Lors des longues négociations qui précédèrent la réunion des deux conférences, en 1847, il joua un rôle prudent, en grande partie par méfiance envers Egerton Ryerson*, dont l’habile plaidoyer avait miné sa position en 1832. En 1847, Case déclara que, « avant toute « accolade et embrassade », il devrait y avoir certaines « confessions », mais il se mêla quand même aux réjouissances qui suivirent la nouvelle fusion. En 1852, à l’âge de 72 ans, il obtint la permission de travailler à temps partiel. À la session de 1855, il faisait sa dernière intervention publique en prononçant son sermon de jubilé sur la phrase suivante : « Le Seigneur n’est que miséricorde et vérité pour qui respecte son alliance et ses enseignements. » Il rappela quelques incidents de sa longue carrière d’itinérant et pressa ses frères de ne pas se détourner « des œuvres de Dieu [soit] la croissance de la grâce et l’avancement d’une religion pure et sans tache dans tout le pays ! »

William Case mourut le 19 octobre 1855 des suites de blessures subies lors d’une chute de cheval et fut inhumé à Alderville, au milieu des Indiens qu’il avait aimés et servis à sa manière. Sa mort marqua le terme de la première phase de l’histoire du méthodisme canadien, largement caractérisée par de simples prédications évangéliques et une intense détermination à faire connaître l’Évangile dans le moindre village du Haut-Canada. Le style et l’enseignement de Case reflétaient essentiellement les qualités du méthodisme de son temps. Il se signala aussi en dépassant les préjugés des Blancs pour rejoindre les tribus et bandes indiennes démoralisées. En acceptant les autochtones comme des êtres humains et en se préoccupant de leurs besoins matériels, moraux et spirituels, il leur redonna une fierté et un espoir qui influèrent peut-être, en définitive, sur leur volonté de vivre comme des sociétés autonomes. Il était donc juste que ses frères témoignent qu’« il a[vait] vécu et [était] mort » pour les Indiens et qu’ils ne pouvaient pas oublier « ses œuvres de foi et l’abondante générosité [qu’il avait manifestée] pendant un demisiècle ».

Goldwin French

De nombreuses lettres de William Case ont paru dans le Christian Guardian, la Methodist Quarterly Rev. (New York) et les revues qui l’ont précédée, soit le Methodist Magazine (1818–1828) et le Methodist Magazine and Quarterly Rev. (1830–1840). Jubilee sermon delivered at the request of and before the Wesleyan Canada Conference, assembled at London, C. W., June 6th, 1855 a été publié à Toronto par la Wesleyan Book Room en 1855. Son journal manuscrit, qui couvre la période d’avril 1808 à août 1809 et qui comprend de nombreuses lettres manuscrites, se trouve aux UCA, de même que sur microfilm à la SOAS, Methodist Missionary Soc. Arch., Wesleyan Methodist Missionary Soc., corn, North America.

Les UCA possèdent des exemplaires de diverses publications officielles des conférences auxquelles Case appartenait aux États-Unis et au Canada. On y trouve aussi les rapports annuels de leurs sociétés missionnaires, qui contiennent de nombreux renseignements sur l’activité de Case : la Methodist Episcopal Church, Canada Conférence (1825–1829), la Methodist Episcopal Church in Canada (1829–1831), et la Wesleyan Methodist Church in Canada, (1833–1855), tous publiés à York ou Toronto. Une collection complète des procès-verbaux de la Wesleyan Methodist Church in Canada et des Églises qui l’ont précédée à partir de 1824 se trouve dans The minutes of the annual conferences [...] from 1824 to 1845 [...], compilé en un volume et publié à Toronto en 1846, et dans les Minutes [of the annual conférence] (Toronto), 1846–1855.

La conférence individuelle et les procès-verbaux de district de l’Église méthodiste épiscopale à laquelle Case appartenait avant la formation de la Conférence canadienne en 1824 ne se trouvent pas aux UCA, mais on peut suivre sa carrière de 1805 à 1823 en consultant les Minutes of the Methodist conferences, annually held in America ; from 1773 to 1813, inclusive (New York, 1813) et les Minutes taken at the several annual conférences (New York) pour 1820, 1822–1823. Les procès-verbaux des années 1814 à 1821 ne sont pas accessibles.

La principale biographie de Case, Carroll, Case and his cotemporaries, contient bon nombre de ses lettres. G. F. Playter, The history of Methodism in Canada : with an account of the rise and progress of the work of God among the Canadian Indian tribes, and occasional notices of the civil affairs of the province (Toronto, 1862), fait largement allusion à Case et son nom apparaît fréquemment dans Peter Jones, Life and journals of Kah-ke-wa-quo-nā-by (Rev. Peter Jones), Wesleyan missionary, [Elizabeth Field et Enoch Wood, édit.] (Toronto, 1860), et dans French, Parsons & politics.  [g. f.]

Bibliographie générale

Comment écrire la référence bibliographique de cette biographie

Goldwin French, « CASE, WILLIAM », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 8, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 2 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/case_william_8F.html.

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Auteur de l'article:   Goldwin French
Titre de l'article:   CASE, WILLIAM
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 8
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1985
Année de la révision:   1985
Date de consultation:   2 septembre 2014