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SIGNAY, JOSEPH (il signait Signaÿ comme il était encore parfois d’usage à l’époque), prêtre catholique et archevêque, né le 8 novembre 1778 à Québec, fils de François Signay et de Marguerite Vallée ; décédé le 3 octobre 1850 au même endroit.

Les parents de Joseph Signay ont eu 11 enfants qui, à l’exception de ce dernier, sont tous morts avant d’avoir atteint l’âge adulte, la plupart peu après leur naissance. Joseph, le neuvième de la famille, est élevé par sa mère, car son père, navigateur au long cours, s’absente souvent de la maison. Il entre au petit séminaire de Québec en 1791 et s’y révèle un élève talentueux et appliqué. Six ans plus tard, on le retrouve au grand séminaire où il étudie jusqu’en 1802. Bien qu’il soit professeur au petit séminaire pendant ses études théologiques, il n’en obtient pas moins des succès exceptionnels.

Signay est ordonné prêtre à Longueuil le 28 mars 1802 par l’évêque de Québec Mgr Pierre Denaut* puis il est nommé vicaire successivement à Chambly et à Longueuil, et curé de la paroisse Saint-Constant, le 1er octobre 1804. Un an plus tard, premier curé de Sainte-Marie-de-Monnoir (Saint-Nom-de-Marie, à Marieville), il a la charge de visiter et de desservir les catholiques des environs de la baie Missisquoi. Il y demeure neuf ans et se fait remarquer par ses qualités d’administrateur.

À l’automne de 1814, le curé de Québec, André Doucet*, démissionne et, selon la rumeur, c’est Signay qu’on désignerait pour le remplacer. Il s’en défend fortement, mais l’évêque de Québec, Joseph-Octave Plessis*, insiste auprès de lui ; il prend officiellement charge de la cure de Québec le 19 novembre. Les finances de la paroisse et les édifices religieux sont alors en piteux état. Fidèle à sa réputation, Signay y met ordre rapidement. Il ne dépasse jamais les limites de sa paroisse qu’il parcourt toutefois d’un bout à l’autre ; il en fait même le recensement en 1815 et en 1818. Très préoccupé de l’instruction des jeunes enfants, il a, au dire de ses contemporains, un don spécial pour leur enseigner le petit catéchisme.

À la mort de Mgr Plessis, le 4 décembre 1825, Bernard-Claude Panet* lui succède à titre d’archevêque et annonce qu’il a choisi Signay pour coadjuteur. Malgré l’approbation du gouverneur lord Dalhousie [Ramsay], la ratification de ce choix tarde à Rome, car Panet n’a envoyé que le nom de Signay au lieu des trois noms requis ; de plus, Mgr Jean-Jacques Lartigue, auxiliaire de l’archevêque de Québec à Montréal, consulté sur ce sujet, exprime des réticences. Mgr Panet réussit pourtant à passer outre à ces obstacles et les bulles romaines sont finalement signées. Le 20 mai 1827, à la cathédrale Notre-Dame de Québec, Signay est sacré évêque de Fussala in partibus infidelium. Il demeure néanmoins curé de Notre-Dame jusqu’au 1er octobre 1831. L’année suivante, le 13 octobre, Mgr Panet démissionne et confie l’administration du diocèse à son coadjuteur. Les autorités romaines acceptent cette démission. Mgr Panet meurt le 14 février 1833 et, deux jours plus tard, Signay devient le troisième archevêque de Québec.

Signay éprouve lui aussi beaucoup de difficultés à faire reconnaître son coadjuteur, Pierre-Flavien Turgeon*, à cause de l’opposition des sulpiciens et de certaines tracasseries administratives à Rome. Fort de l’appui de la majorité du clergé, Signay réclame la ratification de son choix et gagne son point. Le 27 janvier 1834, la Propagande accepte mais demande « de signifier à l’archevêque de Québec que la désignation hâtive et irrégulière du coadjuteur a déplu énormément à la Sacrée Congrégation et d’ordonner qu’à l’avenir le mode d’agir normal soit fermement sauvegardé ». Turgeon est sacré évêque de Sidyme le 11 juin 1834.

Cette victoire est due en grande partie au travail du procureur de l’archevêque à Rome, l’abbé Thomas Maguire*, qui a contribué aussi à faire avancer deux autres dossiers : les biens du séminaire de Saint-Sulpice et l’érection du diocèse de Montréal. Le premier problème remonte loin [V. Jean-Henry-Auguste Roux*] ais il prend une acuité nouvelle quand, dans les années 1827–1828, les sulpiciens se montrent prêts à transiger avec le gouvernement britannique. Alertés par les journaux, le clergé et la population s’y opposent fortement et Mgr Signay suit les traces de ses prédécesseurs en dénonçant le projet. On charge donc Maguire de rectifier les dires du sulpicien Jean-Baptiste Thavenet à Rome et de demander l’interdiction formelle pour les sulpiciens de négocier avec le gouvernement. Même si, en 1834, les cardinaux de la Propagande ne vont pas plus loin que de demander de ne rien innover et de les consulter avant toute autre tentative de négociation, le problème se résout avec le rapprochement de Lartigue et des sulpiciens à propos de la création du diocèse de Montréal.

En effet, la nomination de Lartigue à titre d’évêque auxiliaire en 1820 avait fortement mécontenté ses collègues sulpiciens, mais celui-ci s’était convaincu que ces difficultés prendraient fin avec sa nomination à titre d’évêque de Montréal, en d’autres termes avec l’érection d’un diocèse à Montréal. Lartigue avait donc fait pression sur Plessis, Panet et Signay pour qu’ils obtiennent cette décision de Rome, même sans attendre l’assentiment de Londres. À l’instar de ses prédécesseurs et malgré les demandes réitérées de son auxiliaire, Signay plaide plutôt pour la prudence et le compromis et soutient longtemps que l’accord préalable des autorités britanniques est nécessaire. En février 1835, cependant, il se résout à écrire directement à la Propagande pour demander un diocèse à Montréal, mais Rome tarde à répondre. Les relations entre Lartigue et les sulpiciens s’améliorent, particulièrement à l’occasion du cinquantième anniversaire de sacerdoce du sulpicien Jacques-Guillaume Roque le 24 septembre suivant. Le supérieur des sulpiciens, Joseph-Vincent Quiblier*, fait même signer par le clergé une pétition en faveur de l’érection d’un diocèse à Montréal. Prié de l’acheminer à Rome, Signay tergiverse encore pour se donner le temps de sonder les autorités civiles puis, le 24 décembre 1835, il cède enfin aux instances de Lartigue. En mars 1836, la Propagande étudie la supplique, expliquée et appuyée par Mgr Joseph-Norbert Provencher*, de passage à Rome, mais la bulle d’érection n’arrive à Montréal que le 29 août.

Ces événements montrent déjà les perceptions différentes qu’ont les évêques de Québec et de Montréal de certains problèmes ; celles-ci s’accentuent encore dans les années qui suivent en ce qui concerne les relations entre l’Église et l’État ainsi que la gouverne de l’Église canadienne. Si Lartigue et son coadjuteur Ignace Bourget*, fidèles partisans de l’ultramontanisme, prônent une politique d’affirmation de l’indépendance de l’Eglise par rapport à l’État, Signay, qui est « purement un homme du statu quo » au dire du père Jean-Baptiste Honorat*, prêche le respect des coutumes, la prudence et la collaboration avec les autorités britanniques. Il s’efforce d’éviter tout affrontement avec le gouvernement et préfère mettre en veilleuse certaines revendications légitimes. Les trois évêques s’entendent cependant sur un principe général : la neutralité politique du clergé, sauf quand les intérêts religieux sont menacés.

C’est le cas notamment à la prise d’armes de 1837–1838. Parce que la région de Québec demeure plus calme, Signay laisse venir les événements et n’intervient qu’après les premiers combats. Il demande aux curés du Bas-Saint-Laurent d’expliquer à leurs fidèles que les troupes en provenance des Maritimes sont appelées non pas « dans un but hostile », mais « pour protéger les habitants du pays, et pour maintenir la tranquillité publique ». Le 11 décembre 1837, il publie un mandement pour dénoncer l’insurrection, « un moyen [...] pas seulement inefficace, imprudent, funeste à ceux-mêmes qui en font usage, mais encore criminel aux yeux de Dieu et de [la] sainte religion », et il met ses diocésains en garde contre tout ce qui pourrait troubler la paix.

L’état d’insécurité et de prostration dans lequel se trouve alors le Bas-Canada décuple la prudence habituelle de Signay. S’il est favorable à une adresse du clergé canadien au Parlement de Londres contre l’union du Haut et du Bas-Canada (elle sera envoyée en avril 1840), Signay croit également utile de demander à ses prêtres, en juin 1838, de faire connaître les vues du nouveau gouverneur lord Durham [Lambton], « soit en faisant lire sa Proclamation à la porte de l’église, soit par tout autre moyen que [leur] prudence pourrait [leur] suggérer ». En janvier 1840, cependant, il engage de nouveau son clergé à user de son influence pour faire signer une requête contre l’union ; avec son coadjuteur Turgeon, il entretient le gouverneur Charles Edward Poulett Thomson des conséquences funestes du projet impérial et il félicite Bourget de son langage ferme avec ce dernier.

Désormais, Signay abandonne de plus en plus les initiatives au nouvel évêque de Montréal, Mgr Bourget, et il s’enfonce dans un « état apathique » que plusieurs dénoncent. C’est le cas en 1841, à l’occasion de la présentation du projet de loi sur l’éducation, où il ne fait connaître ses réticences qu’après les violentes dénonciations des Mélanges religieux, et certains trouvent ses propos bien peu sévères. Il adopte la même attitude à l’égard du projet, entretenu depuis longtemps, d’établissement d’une province ecclésiastique. Pendant que Signay n’y voit que des inconvénients et craint un refus des autorités impériales, Bourget commence des démarches auprès des évêques canadiens et présente un dossier à Rome. En attendant la réponse de la Propagande, l’évêque de Montréal, par son acharnement et son insistance, réussit à diminuer les peurs de Signay et de son coadjuteur et à leur faire signer, en janvier 1843, une supplique au Saint-Siège. Au mois de décembre, Bourget charge Hyacinthe Hudon d’aller à Rome promouvoir la cause qui aboutit finalement à la création de la province ecclésiastique de Québec en mai 1844.

Métropolitain malgré lui, Signay fait tout pour retarder les effets de cette promotion. Il hésite à recevoir le pallium mais y consent en novembre 1844 à condition que « l’organisation immédiate de la province ecclésiastique ne (dût) pas s’ensuivre ». De même, il ne voit pas d’un bon œil le projet de réunir un concile provincial. Il se dit favorable au principe d’une telle réunion, mais il veut en retarder la convocation jusqu’au jour où « il aura été possible d’établir au préalable les rapports désirables entre ceux des Évêques qui doivent prendre une part active à cette œuvre ». Semblable situation n’existera pas avant sa démission, que plusieurs désirent.

Mgr Bourget est l’un de ceux-là. De plus en plus excédé par l’immobilisme de Signay et par ses objections continuelles aux changements et aux améliorations proposés, telles l’uniformisation de la liturgie et de la discipline, la rédaction d’un nouveau catéchisme et la création d’une université, l’évêque de Montréal veut profiter d’un voyage à Rome pour demander la démission de son supérieur. Il l’en avertit le 25 septembre 1846 dans une lettre où il résume les raisons qu’il exposera au pape : l’inertie de son administration, le peu de respect et de confiance qu’il inspire, son incapacité de traiter les questions importantes et l’absence de liens avec les suffragants. La franchise de Bourget peine Signay qui ne se rend pas compte que l’évêque de Montréal traduit un sentiment généralisé. Déjà en 1835, le Canadien avait dénoncé le despotisme de l’archevêque. Le grand vicaire Alexis Mailloux* n’était pas moins sévère et se demandait si Signay avait « la science et la fermeté unies à cette indépendance de tout pouvoir humain qui rendait un évêque ce qu’il doit être ». Pour répondre « au désir » du secrétaire de la Propagande, l’abbé Charles-Étienne Brasseur* de Bourbourg, historien français de passage au Bas-Canada, rédige lui aussi une charge où il dénonce tour à tour la timidité extrême, le caractère entêté et tracassier de Signay de même que son incapacité « d’embrasser l’ensemble ou d’entrer dans les détails d’une administration régulière » ; il rappelle avec force exemples « la nullité de l’archevêque » et les jugements féroces qui se colportent sur lui. D’abord secrète, cette dénonciation se retrouve presque textuellement dans l’Histoire du Canada, de son Église et de ses missions [...], qui paraîtra en 1852.

Quoique justifiées en grande partie, ces accusations ne tiennent guère compte d’autres aspects plus positifs. Si timide soit-il, Signay réussit à défendre ses prêtres contre le gouvernement. Ses contemporains louent son zèle et son esprit de charité ; à l’occasion des désastres qui frappent la ville de Québec – deux épidémies de choléra et l’incendie des faubourgs Saint-Roch et Saint-Jean –, c’est lui qui le premier organise des secours et incite à l’entraide. Il n’hésite pas à apporter sa contribution financière dans ces cas précis, de même qu’au moment de la construction du palais épiscopal et du séminaire de Nicolet. Il s’intéresse aussi aux missions et met sur pied l’Œuvre de la propagation de la foi en 1836. Enfin, tout le monde reconnaît sa piété, son goût pour les cérémonies bien faites et la liturgie en général.

Mis au courant par Bourget de la situation de l’archidiocèse de Québec, le pape ne veut pas forcer Joseph Signay à démissionner, car il suffirait, selon lui, que l’archevêque sache qu’un tel geste lui plairait. Informé par Bourget en février 1847, Signay se défend auprès du souverain pontife tout en se disant prêt à résigner ; rien ne bouge à Rome. Insatisfait, l’évêque de Montréal menace l’archevêque d’un mémoire dénonciateur signé par les suffragants. Le 10 novembre 1849, Signay remet l’administration de l’archidiocèse à son coadjuteur. L’acceptation de Rome arrive finalement en mars 1850, mais l’évêque en est déjà à ses derniers mois. Frappé de paralysie le 1er octobre 1850, il meurt deux jours plus tard. Dans un testament très détaillé, il partage ses biens entre plusieurs héritiers, notamment le séminaire de Nicolet, ses serviteurs et les pauvres de la paroisse Notre-Dame de Québec. Ses funérailles donnent lieu au déploiement habituel et c’est l’abbé Elzéar-Alexandre Taschereau* qui prononce l’éloge funèbre.

Sonia Chassé

AAQ, 12 A, N : 192 ; 31-13A ; 20 A, VI : 35, 38, 44, 52 ; VII : 1, 70 ; 1 CB, X : 175 ; XIII : 71, 75, 79, 81 ; XVI : 79 ; CD, Diocèse de Québec, I : 138, 163–164, 167, 180–181, 183, 194 ; VI : 161, 193 ; VII : 134 ; 515 CD, III : 149 ; IV : 20–21, 60 ; VI : 112, 224 ; 516 CD, I : 22, 70–70A, 73A, 77 ; 61 CD, Notre-Dame-de-Québec, I : 18, 57, 60–61, 63 ; 10 CM, IV : 189A, 209, 214 ; 11 CM, II : 141 ; 310 CN, I : 150 ; 60 CN, II : 26–30, 58, 61 ; IV : 135, 137 ; V : 126 ; VII : 31 ; 26 CP, III : 148 ; IV : 147 ; V : 165 ; VI : 230 ; IX : 41–42,71–71A, 72 ; C : 91–92 ; H : 132 ; 30 CP, I : 3,6–7 ; Sér. E, II : 24, 38 ; IV : 56.— ACAM, 295.098–.101.— ANQ-Q, CE1-1, 9 nov. 1778, 7 oct. 1850.— Archivio della Propaganda Fide (Rome), Acta, 1834, 194 ; Scritture riferite nei Congressi, America settentrionale, 5 (1842–1848).— ASN, Lettres des évêques, Signay à Harper, 1830–1849 ; Signay à Raimbault, 1826–1841.— ASQ, Évêques, no 9, 30 nov. 1836 ; no 218, 2 mai 1841 ; Journal du séminaire, I, 10 sept. 1850 ; Lettres, W, 79 ; Y, 24, 26–27, 32 ; mss, 885–888 ; mss-m, 164 ; 208 ; 978 ; Polygraphie, XX : 15, 67 ; Séminaire, 38, no 35 ; 54, no 14 ; 75, nos 6–7, 11, 20, 22–23.— [E.-A. Taschereau], Oraison funèbre et notice biographique de Sa Grâce l’illustrissime monseigneur Joseph Signay, premier archevêque de Québec (Québec, 1850).— J.-B.-A. Ferland, « Notice biographique sur Sa Grâce, monseigneur l’archevêque de Québec », l’Ordre social (Québec), 10 oct. 1850 : 449–451.— Mandements, lettres pastorales et circulaires des évêques de Québec, Henri Têtu et C.-O. Gagnon, édit. (18 vol. parus, Québec, 1887–  ), 3.— Caron, « Inv. de la corr. de Mgr Signay », ANQ Rapport, 1936–1937 ; 1937–1938 ; 1938–1939.— Henri Têtu, Notices biographiques : les évêques de Québec (Québec, 1889 ; réimpr. en 4 vol., Québec et Tours, France, 1930), 436–525.— C.-É. Brasseur de Bourbourg, Histoire du Canada, de son Église et de ses missions depuis la découverte de l’Amérique jusqu’à nos jours [...] (Paris, 1852).— Gaston Carrière, Histoire documentaire de la Congrégation des missionnaires oblats de Marie-Immaculée dans l’Est du Canada (12 vol., Ottawa, 1957–1975), 2.— Chaussé, Jean-Jacques Lartigue, 89–132.— Jacques Grisé, les Conciles provinciaux de Québec et l’Église canadienne (1851–1886) (Montréal, 1979), 19–40.— Lemieux, l’Établissement de la première prov. eccl.— Pouliot, Mgr Bourget et son temps, 2 : 210–237.— « Les Frères et Sœurs de Mgr Sinaï », BRH, 49 (1943) : 122–123.

Bibliographie générale

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Sonia Chassé, « SIGNAY, JOSEPH », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 7, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 29 juill. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/signay_joseph_7F.html.

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Auteur de l'article:   Sonia Chassé
Titre de l'article:   SIGNAY, JOSEPH
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 7
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1988
Année de la révision:   1988
Date de consultation:   29 juillet 2014